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Lali Puna

+ Zalfa
+ Surma
Le Petit Bain (Paris)
25 avril 2019

On avait un peu oublié de suivre le parcours de Lali Puna, groupe mené par la chanteuse Valerie Trebeljahr avec la présence de Markus Acher du groupe The Notwist. En 1999 leur premier album Tridecoder avait fait son petit effet dans la sphère électro downtempo aux côtés d’artistes tels que Múm, Tarwater et Seefeel. Depuis, de nombreux EP et cinq albums ont vu le jour, dont le dernier Two Windows sortie en 2017 possède encore toute la finesse musicale du groupe. Avec un nouvel EP en poche nommé Being Water,Lali Puna repart en tourné au mois d’avril 2019, avec comme seule date française, un passage à Paris au Petit Bain.
Le public sera-t-il au rendez-vous après une absence aussi longue ? Car loin des yeux, loin du cœur… (Je me posais déjà cette question en 2010). Et bien pas de souci, le public parisien ne les as pas oublié et c’est déplacé en nombre (certes pas suffisamment pour remplir la salle de 450 places).

Avant d’accueillir Lali Puna, la chanteuse Zalfa a ouvert le bal à 20h pétante. Ce concert est une présentation de son premier album Fi Dam qui sortira le 17 mai 2019 sur We Are Unique ! Records. Avec Marc Codsi aux synthés, cette jeune artiste franco-syrienne compose une musique électro pop et chante en arabe et en anglais. Un peu timide sur scène, Zalfa au chant et à la guitare nous fait voyager avec sa voix douce et sa musique dream pop. Certes le son de l’album est plus délicat que la version scénique, mais on sent que Zalfa a un bel avenir musical qui se projette. Donc à suivre de près !

Une petite pause, le temps d’installer la scène pour accueillir l’artiste portugaise Surma qui assure la première partie de la tournée européenne de Lali Puna. Seule avec ses synthés, ses joujoux électroniques et sa guitare, la pétillante Surma étonne de pars sa façon de jouer avec son corps élastique et sa façon de chanter en faisant des petites mimiques cartoonesques. Sa musique électro ambient et cinématographique nous porte en apesanteur mais avec une énergie presque punk. Sa musique prend en live toute sa force. Sans contexte, la belle surprise de la soirée qu’on vous recommande de voir sur scène, car la miss a du chien !

Cela faisait une décennie que Lali Puna n’avait pas jouée à Paris (le 28 octobre 2010 à La Maroquinerie). Les voir dans un lieu tel que Le Petit Bain est un plaisir, car cette salle est une œuvre architecturale flottante, situé en bord de Seine, et quand c’est les beaux jours, comme en ce 25 avril, il y a ici un air de vacance, de WK prolongé. On a envie de flâner et de siroter une petite boisson. Bref un lieu classe pour les artistes et le public. C’est donc détendu, après les belles prestations des premières parties, que Lali Puna, devenue trio après le départ de Markus Acher arrive sur scène. Christian Heiß aux synthés et effets sonores, Christoph Brandner à la batterie et Valerie Trebeljahn au chant et synthés sont installés sur scène pour nous offrir pendant 80 minutes le meilleur du son électro dream pop. Vêtue d’une robe rouge, Valerie prend rapidement possession du show, tant sa voix fragile, parfois approximative (ce qui donne un charme, façon Jane Birkin) enveloppe le public avec élégance. Les rythmes de la batterie donnent une puissance aux mélodies synthétiques, ainsi les petites bulles électro pop explosent en plein vol. Lali Puna n’a pas perdu de sa splendeur, au contraire, à l’heure où le rock psyché et garage ont le vent en poupe, ou bien que des groupes rejouent l’intégralité de leurs premiers albums, l’électro fragile (avec des nouvelles compos) de Lali Puna n’en est que plus désirable. Oui, les boucles sonores du trio tournent autour de nous pour ne plus nous lâcher. On se laisse instantanément porté par leur musique lunaire. Rien à rajouter, Lali Puna cuvée 2019, c’est juste un parfait nectar sonore sans risque de trouble auditif. Bref si dans 10 ans, Lali Puna reprend la route, ne les ratez pas.

Chronique du concert du 28 octobre 2010 à La Maroquinerie ici




www.lalipuna.de/
fr-fr.facebook.com/zalfamusic/
www.youtube.com/watch?v=5iMEbODsJaY

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 26/04/2019

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