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Stupeflip Vs Wampas

Olympia (Paris)
mercredi 29 octobre 2003

Les dernières salves de promotion pour le show du groupe qui chante Manu Chao présentaient la soirée comme un duel de deux poids lourds : Stupeflip Vs Wampas.

Stupeflip a confirmé son statut amplement mérité de bande pouvant s'intégrer dans une sous-division de la "7ème compagnie au clair de lune" et même lui composer sa bande-son.Après le mini-effet de surprise au cours de l'année dernière, notamment à l'occasion du festival des Effervessonne, les Parisiens essaient toujours de se la jouer "branleurs j'm'en foutiste".
On ne distingue pas une once d'authenticité dans leurs propos injurieux, en permanence.
Difficile également de déceler le moindre sens de l'improvisation chez ces garnements trentenaires : de nombreux blancs et hésitations après avoir récité, comme le prévoit certainement leur cahier des charges, une liste d'insultes ("couilles", "Michel Fugain", "enculés", "fonctionnaires"...).
A croire que leur présence n'était effective uniquement pour qu'ils obtiennent leur quota d'heures, afin d'acquérir le statut d'intermittents du spectacle !
40 minutes de bouillie sonore, avec cependant un excellent trio basse-guitare-batterie en backing-band, qui sauvera l'honneur des trois pitoyables lascars.

En un bonsoir faussement nonchalant, Didier Wampas effaçait de toutes les mémoires ce qui s'était produit quelques minutes auparavant.
Axant la play-liste sur des titres énervés de leur répertoire, la prestation des Wampas fut encore une fois, royale.
Didier est devenu en l'espace de quelques mois le Tintin de l'année 2003 : tout le monde semble l'apprécier de 7 à 77 ans.
Que ce soient de jeunes collégiens interlopés par l'énergie du sieur, ou encore des "people" vissés dans leurs sièges mais qui tapent dans les mains (par habitude). La surprise viendra de la présence inattendue de Patrick Juvet qui poussera la chansonnette, sauce yaourt, sur Où sont les femmes ?. Vêtu de sa plus belle chemise argentée, Patrick a écrit un titre indémodable !! Comme à son habitude, Didier fera asseoir sa cour sur Vie, mort et résurrection d'un papillon, invitera les jeunes demoiselles à monter sur scène sur Petite fille.
Il distribuera des bises par centaines, pendant Kiss, en s'engouffrant au sein du public et contera, après être grimpé au premier étage en s'accrochant au rideau rouge des Coquatrix, que décidement : Quelle joie le rock n'roll.
Le groupe saluera la foule de manière collégiale.

Un DVD et un live (comment faire mieux que Toutafonlive paru en 1996 ?!) sont prévus pour janvier 2004 : peut-être était-ce la raison de ce déballage un tout petit plus intense et énorme (c'est possible !!) qu'à l'accoutumée. A voir...

(Photo prise par Flore-Anne Roth au Printemps de Bourges 2003)




www.wampas.com
www.stupeflip.com

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 29/10/2003

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