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Audioslave

Olympia (Paris)
mardi 14 janvier 2003

Tom Morello, Brad Wilk, Tim C. & Chris Cornell. Des noms qui ont manifestement et singulièrement perturbé les années 90.
Ces quatre descendants, et dignes héritiers, de Led Zeppelin se sont unis l'espace d'un album pour le meilleur et pour le pire, sous le haut patronyme d'Audioslave. Le groupe s'était d'abord baptisé Civilian. Cependant dès qu'il prit connaissance de la diffusion de ses premières démos sur internet, il décida de saborder immédiatement le projet.
Quelques mois plus tard, un nouveau combo, composé des mêmes membres, renaissait de ses cendres.
Il se produisait pour la première fois ce 14 janvier 2003 dans le temple de la variété de tous pays : l'Olympia.
Devant une salle comble depuis des semaines, Chris Cornell, frais et dispo, apparaissait à la lumière avec ses "new friends" - dixit l'ex-leader de Soundgarden. Immédiatement, on constatait que deux clans coexistaient : Cornell & les trois anciens RATM. Ces derniers se concertent avant chaque morceau, se jetent des regards en permanence, semblent parfaitement au point dans leurs nouvelles compositions et prendre plaisir à les jouer. Le chanteur d'Audioslave parait davantage soucieux, avec les bras ballants en permanence. Au sein de Soundgarden, il jouait de la guitare. Mais avec Tom Morello, looké en parfait petit maoïste, ses riffs zeppeliniens et ses soli ingénieux et indispensables, il est inutile de rivaliser, ni même de l'accompagner. Chris Cornell possède toujours cette voix, qui a ruiné tant d'oreilles volontaires, mais le chant est poussif et scéniquement il est trop absent. Entre les morceaux, il ne sait que dire et se réfugiera par moment backstage, tandis que les ex-Rage Against The Machine partiront, à maintes reprises, dans des envolées dignes de Killing in the name ou encore Bullet in the head. Il a toujours été risqué de fusionner deux formations fondamentales (imaginer par exemple Johnny Rotten à la place de Joey Ramone - impensable !) : malgré un album acceptable, avec des titres remarquables, il manquait à Audioslave un leader capable de mettre la salle des Coquatrix dans un état d'exaltation et parfaire l'alchimie.
A moins que cette toute première date n'ait permis de réajuster la place et le rôle de chacun au sein de ce supergroupe !


www.audioslave.com

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 15/01/2003

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