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Têtes Raides

+ Le groupe qu'on appelle pas
La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
samedi 20 mars 2004

Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! Ouais ! C’est quand le bonheur ? Parce que qu’est-ce qu’on se fait chier sous Raffarin/Sarkozy/Chirac ! Et c’est que le début - 2007, c’est loin -, d’accord, d’accord. Je me promène dans les décombres de la guerre à l’intelligence… Pourtant que Paris est beau quand chantent les oiseaux, et que Paris est laid quand il se croit français. Pardon je reprends au couplet d’avant.

Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! Ouais ! Mais heureusement, les Têtes Raides - sept activistes/musiciens - veulent sortir la France de son état de KO social avec quelques amis… Les cyniques qui restent les bras croisés les accusent de profiter de leurs interventions pour faire leur promo. Les mêmes sans doute qui se disent : « Arrête, ne vis pas ou tu en mouriras »… Quand on est con, on est con ! Plutôt qu’d’se bouffer la peau, r’filons nous les bons tuyaux. Pardon je reprends au couplet d’avant.

Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! Ouais ! C’est ce qu’on dû se dire les spectateurs qui étaient venus voir le groupe hollandais De Kift, annoncé en première partie les 19 et 20 mars et absent le samedi 20, finalement… Les Têtes Raides ont néanmoins pris la bonne habitude d’emmener dans leur bagages des groupes peu connus qui profitent de leur notoriété acquise grâce à Ginette et Gino. Pardon je reprends au couplet d’avant.

Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! Ouais ! Mais pas quand les Têtes Raides invitent Le groupe qu’on appelle pas en première partie… Ces morceaux blues vociférés à la Tom Waits sont drôles, râpeux, et remuants. Plus tard, le chanteur - Terry Serrade - ponctuera d’ailleurs le concert de ses vieux amis d’interventions dans les graves hilarantes… L’énergumène survolté chantera même Les Dents, ce qui ne manque pas d’ironie, avec sa dentition pour le moins incomplète… Pardon je reprends au couplet d’avant.

Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! Ouais ! Sauf quand les ex Red Ted laissent la scène pour un titre aux régionaux de l’étape : les Flying Tractors. La troupe adepte du rock agricole est venue sans ses bottes de foin mais avec sa bonne humeur et son dynamisme rural peu commun. Une recette à déguster le 8 mai 2004 au Bataclan, à Paris. Pardon je reprends au couplet d’avant.

Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! Ouais ! Quand de temps en temps, entre deux moments étourdissants, les Têtes Raides font durer deux ou trois morceaux plus qu’il ne faut, oubliant par là même leurs débuts punks. Le comique de répétition a ses limites, et c’est bien connu, les chansons les plus courtes sont les meilleures. Pardon je reprends au couplet d’avant.

Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! Ouais ! Mais non : les Têtes Raides interprètent deux heures durant un répertoire magique (L’iditenté, Civili, Go away, Patalo, Soupault, Les souris, Black is beautiful, Je chante, Hexagone de Renaud, Vaille que vaille etc.) avec une présence et un charisme impressionnants… Lumière blanche sur costumes noirs, comme au théâtre, les Têtes Raides marquent durablement nos mémoires. Pardon je reprends au couplet d’avant.


www.tetes-raides.tm.fr
www.totoutard.com
www.avisdekosocial.org


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 21/03/2004

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