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Alain Bashung

La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
mercredi 22 octobre 2003

Un peu moins d’un mois après sa répétition publique à Clermont-Ferrand, Alain Bashung est revenu, cette fois dans le cadre de sa tournée, dans une Coopérative de Mai affichant complet. Si le premier spectacle avait ému et bouleversé, celui donné le mercredi 22 octobre 2003 a définitivement convaincu.

Avec des écrans latéraux moins grands, des projections utilisées différemment et un répertoire donnant la part belle aux derniers albums tout en revenant sur ses plus grands succès (sauf Gaby, Oh Gaby !), le spectacle de Bashung et de ses excellents musiciens touche au sublime. Une impression d’unité se dégage de cette version définitive du concert, les anciens morceaux s’intégrant parfaitement à une set list marquée au fer rouge par les albums L’Imprudence et Fantaisie Militaire.
Dès les premiers instants du concert, Alain Bashung envoûte son public grâce à sa voix sépulcrale doublée d’une présence inquiétante. Habillé intégralement en noir, caché derrière ses lunettes (noires), le chanteur entretient le mystère en s’adressant avec parcimonie au public. Cette attitude qui pourrait paraître distante et hautaine donne encore plus de force aux morceaux et aux projections diffusées sur les écrans… Pendant 2 heures 10, on reste immobile, comme fasciné par cet extra terrestre de la chanson française, toujours pertinent après une aussi longue carrière.

Longtemps après le concert, des images fugaces reviennent à l’esprit… Dans le désordre, on revit intensément Faisons envie et Le cantique des cantiques chantés en duo avec Chloé Mons, l’enchaînement magistral de Tel, Je me dore et Faites monter, la version dépouillée d’Angora, les hallucinants morceaux Sommes-nous et Aucun express… Rester dans un coin du cerveau de chaque auditeur grâce à la puissance de ses compositions et de ses interprétations, c’est sans doute là la marque des plus grands artistes.

(Photo Ludovic Lefrançois)


www.alainbashung.com.fr

auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 23/10/2003

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