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Jon Spencer Blues Explosion

+ Soledad Brothers
Abordage (Evreux)
mercredi 31 mars 2004

Assurer la première partie du Jon Spencer Blues Explosion s’apparente à un défi.
Désirer laisser une trace de son passage avant le rouleau-compresseur de New York peut s’avérer prétentieux. Certains ont pourtant été révélés à cette occasion : André Williams, Yeah Yeah Yeahs
Les Soledad Brothers, découvertes du Printemps de Bourges 2003, semblent tombés dans la grande marmite du blues visqueux dès leur naissance et n’ont que faire des familles bien pensantes en complets-veston et socquettes blanches. Déversant sa bile au nom du dieu rock’n’roll, le groupe sonne comme un cousin lointain du JSBX.
Il saura se distinguer grâce à un chanteur-harmoniciste survolté ainsi qu‘un guitariste-saxophoniste, partant dans des improvisations abrasives. Les frères Soledad savent tenir une scène, ruissellent à souhait, ont des compos ultra-efficaces et récolteront, de ce fait, tous les suffrages. Sans aucune abstention.
Délivrant 7 concerts en 7 jours, à l’occasion d’une mini-tournée espagnole et hexagonale (Angoulême, Rennes, Angers et Evreux), le Jon Spencer Blues Explosion, en cours d’enregistrement d’un nouvel album, a assuré un relevé des compteurs.
Face à une salle de l’Abordage bondée, dans une ambiance furieuse et authentique. Le combo n’a plus rien à prouver, tant il s'est distingué, au cours de ses incessants concerts en Europe, par son attitude, sa présence et son charisme.
Les New-Yorkais en profitent pour confirmer (ce qui avait déjà été constaté en 2002), qu’ils sont devenus, désormais, une authentique Rolls-Royce…diesel.
Dotés d’un démarrage un peu poussif mais inusables, fiables, inaltérables et classieux.
En proposant quelques titres méconnus et lancinants en guise de mise en bouche, le trio atteindra son rythme de croisière, au bout d’une vingtaine de minutes, pour devenir ensuite incontrôlable et électrisant. Un passage en revue de quelques uns des manifestes de Jon, Judah et Russell, dont Wail, Magical Colors et She Said, rappellera que le Blues Explosion excelle aussi bien au coeur des décibels que dans les mélodies plus « feutrées ».
Près de 90 minutes de rage salvatrice et la confirmation que Jon Spencer Blues Explosion est un phénomène essentiel des 15 dernières années.

A lire également sur foutraque.com : la mini-interview accordée par Jon Spencer avant son show ébroïcien.


www.bluesexplosion.net/
www.abordage.net/

auteur : Samuel Charon -
chronique publiée le 31/03/2004

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