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The Coral

+ The Zutons
La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
samedi 3 avril 2004

L’affiche The Coral + The Zutons a permis au nombreux public de passer une soirée de rêve… Dès le début, il y avait en effet matière à s’enthousiasmer avec les collègues de label et voisins de The Coral, The Zutons… A peine quelques notes de jouées et la Zuton fever s’abat sur le club de la Coopé : les femmes dansent et tentent des chorégraphies osées, les hommes se déhanchent ou hochent de la tête en signe d’approbation. Pour une fois, tout le monde est d’accord et manifeste bruyamment sa joie. Comment résistez en effet ? The Zutons possèdent tout, absolument tout : un chanteur guitariste doté d’une superbe voix à la John Lennon, un groupe fin et content de jouer, une saxophoniste survoltée mais sobre avec son instrument, des chansons de pop vaudou très originales, des tubes à la pelle (Havana gang brawl, Zuton fever, Railroad, Pressure point, You will you won’t)… The Zutons ont en leur possession un antidote radical contre la morosité et la mollesse à base de pop/folk à la Beatles/Byds, de musiques de films d’épouvante et de quantité d’ingrédients tenus secrets… Le premier album de cette joyeuse bande - Who killed… the Zutons - sort le 19 avril, qui osera ne pas l’acheter ?

Peut-être les membres de The Coral, vexés de s’être presque fait voler la vedette malgré un répertoire de rêve permettant de savourer en live tous les tubes des deux premiers albums, plus trois extraits de Nightfreak and the sons of Becker ? Parfaitement au point, The Coral s’applique à donner sur scène des versions au cordeau de ses hits qui ont à peine deux ans… Le problème, c’est que le groupe - et particulièrement son chanteur James Skelly - semble blasé et pressé d’en finir, ce qui gâche légèrement le plaisir… l’espace d’un court instant. Après, on savoure la finesse des parties de guitare, les claviers Vintage, la voix de James kelly… On se dit même - miracle - que le ska, ce n’est pas si mal que ça. The Coral s’inspire en effet aussi bien de Lennon/McCartney (normal quand on vient de Liverpool !) et de la pop psychédélique que des rythmes sautillants et de la voix des Specials. Résultat, malgré la froideur du contact des musiciens, on passe une soirée chaleureuse en écoutant une sorte de best of pop jubilatoire. De Bill McCai à Calendars & clocks en passant par Venom cable, I remember when, Don’t think you’re the first ou Simon diamond, pas une faute de goût ne sera relevée. Leur tâche accomplie, les musiciens quittent précipitamment les lieux sans accorder de rappel, sans doute pour éviter d'être trop adulés… Mais l’essentiel a été démontré : The Coral a un avenir radieux qui l’attend.


www.thecoral.co.uk
www.thezutons.co.uk


auteur : Pierre Andrieu - pierre@foutraque.com
chronique publiée le 02/04/2004

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