16/06/2019  |  5204 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 12/06/2019 à 15:01:49
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
Any Minute Now

Soulwax
PIAS - 23 août 2004

Pour ceux qui se demandaient ce que pouvait bien vouloir signifier « Soulwax » dans As Heard on Radio Soulwax pt.2, le titre de l’album des 2 Many DJ’s, voici la réponse. Soulwax est en fait le groupe rock duquel sont issus les 2 DJ prodiges. Et après cette parenthèse aux platines, les frères Dewaele reviennent, couverts de gloire, dans les rangs de leur petite bande d’ébouriffés. Avec forcément une pression supplémentaire.

Ce qui surprend, de prime abord, c’est le son proposé le groupe. Un peu indéfinissable, plutôt surprenant. Du gros rock baroque, tendance 80’s, contrebalancé par des sonorités électroniques, elles, bien modernes. « On ne voulait pas faire un disque trop délicat, expliquent les frères Dewaele. Les émotions de départ le sont peut-être, mais on voulait essayer d'en faire quelque chose qui, « soniquement », était un défi. Prouver qu'il était aussi possible de les faire passer avec 50 guitares ». Mais que le public se rassure, Soulwax ne marche pas sur les plate-bandes de Muse. Le rock baroque à la belge soigne son allure et, même habillé à la va-vite, il a la classe.

Passé la surprise du son, derrière ces guitares graisseuses, on découvre des compositions rock de haut vol. Epaulés par Flood, producteur mythique (PJ Harvey, Smashing Pumpkins, Nine Inch Nails, Depeche Mode, U2…), les frères Dewaele ont concocté un joli programme pour honorer leur statut de « sauveurs du rock ». On retrouvera ainsi de tout et ce, tout au long du disque. Du tube bowiesque (Soulwax) à la bombe electroclash (NY Excuse, en collaboration avec LCD Soundsystem). De la ballade un peu chiante (Ballad To Forget) au single abrasif (Any Minute Now). Un peu fourre-tout mais bien rempli.

Précisons à toutes fins utiles que le disque n’est pas forcément à conseiller aux fans de 2 Many DJ’s tant la différence entre les 2 projets est sensible. La part de mix est ici réduite à la portion congrue et se heurte de toute façon aux grosses cylindrées rock. D’ailleurs, seul le titre NY Excuse se permet une vraie et surprenante embardée en territoire électronique. Ca fera quand même un peu juste pour les agités du dancefloor. Et un peu trop dilué pour affoler la hype internationale.


www.soulwax.com/

chronique publiée le 23/08/2004


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire