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Now Here Is Nowhere

The Secret Machines
Reprise - 2004

Après avoir longtemps parcouru le Texas à la recherche du band parfait, les 3 rockers de The Secret Machines semblent enfin avoir trouvé la formule décisive. Avec, à la clé, un déménagement opportun à New York. Et au milieu de ce nouveau décor tout en gratte-ciels, restos chinois et hype contaminante, ils viennent d’accoucher d’un excellent premier album. Un de ceux que l’on découvre un peu bêtement à la fin de l’année dans les classements des magazines. Un de ceux pour lesquels on se dit qu’on n’aurait pas du partir en vacances en août.

Comparé aux gloires locales (Sonic Youth, The Strokes, The Rapture, !!!…), The Secret Machines semble faire un peu cavalier seul. Et pourtant le son est résolument new-yorkais avec toute la classe et la finesse que cela suppose. Mais, voilà, le trio a plutôt été chercher ses influences du côté des années 70. C’est ainsi que sont convoqués au chevet Led Zeppelin, Pink Floyd et quelques mythes allemands du krautrock. Pour un rock puissant, tout sauf vulgaire ; un rock progressif, tout sauf chiant.

Dès le premier morceau, First Wave Intact, on est plongé dans le bain. Une composition qui s’étale, qui s’étale avec sa guitare abrasive, sa batterie gros calibre et ses effets électro. Avant que la voix de Ben Curtis n’emmène le titre vers des hauteurs inespérées. Et puis, tout continue ainsi et les (secrètes) machines des new-yorkais font ainsi des merveilles sur des titres comme Sad And Lonely ou Lights On. Tandis que le superbe Nowhere Again prouve que le trio n’a pas complètement oublié son Mid-South natal. Là ou sévissent, entre autres, les Flaming Lips, adeptes de la pop psychédélique.

Reste une question : que peut donc bien signifier cette pochette où les Secret Machines brillent par leur absence ? On aurait pu se dire que, comme nombre de leurs contemporains, les new-yorkais sont absorbés par leurs machines au point de s’effacer derrière elles. Or, pas de doute, la musique du trio, malgré ses accents robotiques, est bien d’obédience humaine. Une clef à ce mystère, peut être, dans Nowhere Again : « We know we’re lost, we’re lost in nowhere now ». Comme les néo-métalleux, ils se seraient donc perdus dans le Nowhere. A coup de drogues un peu trop psychédéliques ?


www.thesecretmachines.com/

chronique publiée le 24/08/2004


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