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Tender Bruises & Scars : The Complete Factory Records and Cherry Red Studio Recordings 1980-83

Kevin Hewick
Cherry Red - 2003

Qui se souvient de Jon "The Postman" qui éructait Louie Louie à la fin de chaque concert au "Mayflower Club", là où se retrouvait la crème en devenir de la scène Post-Punk Mancunienne?
C'étaient les années 1978-1979, dans les banlieues sordides et sales où tout le monde avait son mot à dire ou à défaut sa petite chansonnette à pousser, même John "Le Postier"...
Kevin Hewick faisait partie de ces happy(sic)-few qui idolâtraient les grandes figures du Rock'N Roll (Iggy Pop en tête) dans l'intimité de leur chambre, tout en côtoyant au quotidien les futurs grands (Buzzcocks, Joy Division, The Fall...) et qui, à force d'abnégation et de persévérance, se forgeaient leur propre répertoire musical.
C'est donc une aubaine que de (re)découvrir ses chansons Rock'N Pop cathartiques, où les caresses et les convulsions se mêlent sans fard.
Cherry Red, éternel second couteau de l'undergound Post-Punk, estampillé New Wave quelques années plus tard mais néanmoins dénicheur d'artistes Pop au raffinement bien British (Ben Watt et Tracey Thorn pour ne citer que les plus fameux), réédite enfin ses premiers exploits discographiques.
Du début sur Factory avec New Order -en cours de recrutement- sur le "JoyDivisionesque" Haystack, du single avec Donald Johnson (batteur d'A Certain Ratio) jusqu'au premier album (sur Cherry Red) Such Hunger For Love, en passant par sa remarquable collaboration avec Adrian Borland et The Sound.
Il ne manque à l'appel (hélas !...), que le mémorable Factory Quartet-fact 24, où Kevin livre un combat inégal contre un vindicatif public (environ 1000 personnes !) dans l'université de Leeds, ne devant son salut qu'à un sang-froid décisif, une dérision exemplaire et à ses arpèges électriques acérés.
Malgré une emphase évidente, les compositions douces-amères de cet artiste écorché-vif, toucheront à n'en pas douter les émules de la famille Buckley (Tim & son...), pour la voix et le lyrisme, et rattraperont les âmes solitaires, pour la retenue introspective chère à Nick Drake.


www.cherryred.co.uk/

chronique publiée le 07/09/2004


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