23/05/2019  |  5195 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 23/05/2019 à 08:15:03
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Nuit Blanche

Vive La Fête
Surprise / V2 / Chronowax - 2003 (rééd. 2004)

Si chaque individu a droit à son quart d’heure de gloire, peut-être que notre ami Yoglo, collaborateur occasionnel (en dessins) du fanzine Foutraque, l’a entamé (ou poursuivi ?) en juin dernier, lors de l’ultime Black Session de saison, qui conviait au Studio 105 de la Maison de la Radio les belges de Vive La Fête.
S’emparant de la guitare de Danny Mommens à son invitation, pour le dernier titre du set des anversois, il provoqua sans doute moult syncopes de l’autre côté du poste, puisque vous vous en doutez bien, il n’est pas plus guitariste qu’Els Pynoo, la gironde chanteuse de Vive La Fête, n’est dessinatrice. (quoique…)

Bref, c’est dire le sérieux qui préside aux destinées de ce groupe, lointain dérivé électro-pop de dEUS (Danny Mommens tient la basse dans le combo drivé par Tom Barman).
Espace « récréatif » permettant au couple glamour Mommens / Pynoo de faire connaître son attirance pour les sonorités 80’s (jusqu’à la caricature – leur reprise live de Fade to grey (Visage) en témoigne), Vive La Fête mérite cependant que l'on s’attarde sur son cas, et pas seulement pour la taille (affolante, certainement) du bonnet de Miss Pynoo.

Les titres Nuit Blanche (maxi déjà chroniqué en ces pages) et Noir Désir justifient en effet à eux seuls une écoute attentive du troisième effort long format du groupe, empli jusqu’à ras bord d’anecdotes savoureuses sur le monde de la nuit : les clubbers ne pourront résister à ces vignettes explosives, moquant pourtant leurs exploits noctambules.

Top fashion (Pynoo a longtemps défilé sur les podiums) et méga branchouille (la filiation anversoise, l’attitude arty du couple), malgré un nom qui fleure bon les bodegas pathétiques et les mariages funestes, Vive La Fête ne mérite pas les flagellations que l’on réserve d’ordinaire aux formations électroclash.
Il y a quelque chose de véritablement attirant chez eux : sont-ce les textes gratinés, les cris de diablesse d’Els Pynoo (et sa manière, très Bardot, de dire « Bang Bang !»), ou son léger accent flamand ? Allez savoir…


www.vivelafete.net/

chronique publiée le 23/09/2004


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