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Streamer

Nils Petter Molvær
Sula / Wagram - 13 septembre 2004

Qu’y a-t-il de plus planant qu’un album de Nils Petter Molvær ? Indéniablement, d’assister à l’un de ses concerts (expérience unique vécue par votre serviteur un soir de juillet 2002), dans le pire des cas d’écouter cet album live remarquable, enregistré la même année – coïncidence – au Jazz Happening de Tampere, en Finlande, ainsi qu’au Marquee Club de Londres.
Il n’est pas superflu de rappeler que le trompettiste Norvégien excelle dans la pratique de son instrument, prenant la relève du grand Miles pour ce qui est du mélange des genres. Aérien et puissant, le jeu de NPM est phénoménal, fait de silences et de trouvailles sonores.
Si dans les années 70 et 80, le jazz flirtait avec le rock et le funk, depuis quelques années, grâce à toute une bande d’allumés venus du cercle polaire (Bugge Wesseltoft, Jaga Jazzist, Jimi Tenor…), la musique classique du 20ème siècle selon Nougaro s’acoquine de manière heureuse et intelligente avec l’électronique.
Entouré de Eivind Aarset à la guitare, Rune Arnesen à la batterie, Raymond Pellicier aux machines et DJ Strangefruit aux platines, NPM parvient réellement avec les 8 titres de Streamer (extraits des albums Khmer, Solid Ether et np3) à recréer la magie de ses prestations scéniques.
Brillant.

Nils Petter Molvær en concert le vendredi 29 octobre au New Morning (Paris).


www.nilspettermolvaer.com

chronique publiée le 17/10/2004


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