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Worlds of Possibility

Various Artists
Domino / PIAS - 2003

Et voilà, les amis, avec cette joyeuse période des bilans, continuons sur les compiles de labels qui font leur best of de choix, dans leur coin. Après Sub Pop, rock (pertinent) du futur, retour sur l’Odyssée Domino, des indépendants avec des moyens pour protéger les groupes américains, anglais ou du monde entier qui nous sont chers.

Ce Worlds of Possibility (titre des Pastels, présent sur le premier CD), constitué de deux disques, fait le tour des bonnes œuvres du label, circa 1993-2000 sur le premier CD, de Sebadoh (LP Bakesale) à Pavement (LP Terror Twilight, trop produit mais généreux), et couvrant la période plus récente, 2003 voire 2004, de The Blueskins à Matt Elliott (ex-Third Eye Foundation). Bon, une double compile avec 2 fois 18 morceaux, il y a à boire et à manger.

Tour d’horizon très subjectif des merveilles oubliées ou prometteuses : Sebadoh rocker (Soul and Fire), Quickspace psyché avec Standard, Smog folky (Held), Jim O’Rourke très en retrait avec ce Ghost Ship in a Storm, le fantastique morceau instrumental de Papa M, Plastic Energy Man sur le live A Shark Cage, ou encore le folk chaud froid de Silver Jews avec Random Rules. Voilà sur les plus glorieux et talentueux (mé)connus serviteurs de Domino.

Alors bien, sûr, ce label à une histoire, ayant signé le dernier album de Pavement, ils ont continué sur leur lancée avec Stephen Malkmus (and The Jicks) sur Pig Lib. Les plus connus des petits nouveaux, The Kills (Wait), Franz Ferdinand, avec une démo de Darts of Pleasure, Four Tet onirique rythmique (She Moves She).
Maintenant, si on creuse un peu plus, on déniche de vraies pépites : St Patrick, mémorable, de James Yorkston and The Athletes, sur leur premier Moving Up Country, le hip hop azimuté de Max Tundra sur Lights, l’éthérée pop amniotique de Movietone (Ocean Song), ou la lo-fi classe rauque’n’roll Hot Shit de Quasi. Avec tout ça, ça commence à vous faire une liste de disques pas encore achetés longue comme deux bras, au moins.

Palme d’or du cœur des meilleurs labels pop contemporains, histoire de terminer sur un classement débile et sans importance, comme c’en est la saison :
1. Domino 2. Secretly Canadian 3. Acuarela 4. Sub Pop 5. Constellation...
Hors compétition, Thrill Jockey, et surtout le label pour lequel je me sacrifierais, Aesthetics, coupable de The Emotional Rescue de Windsor For The Derby (2002) et du meilleur album des années 2000, In The Afternoon de L’Altra.


www.dominorecordco.com

chronique publiée le 06/12/2004


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