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Kintopp

REUBER
Staubgold / La Baleine - 24 janvier 2004

Dans la vie il n’y a pas de hasard, surtout lorsqu’il s’agit de choisir le titre de son album. Si pour nous français le mot Kintopp ne signifie rien, il ne va pas de même en Allemagne où ce terme désigne familièrement les films. Il n’est donc pas anodin si REUBER a intitulé  son troisième album ainsi. Car au-delà du son, ce sont bien des images qui défilent sous nos oreilles, des images imaginaires d’un film troublant et étourdissant.

Amateur de cinéma, REUBER s’est penché sur ses années les plus fastes, les années 70 où se croisaient tout à la fois films italiens et français, navets à petits budgets et fresques historiques, drames psychologiques et films gore. Un melting-pot qui reflète parfaitement Kintopp, album bigarré où se croisent les âmes visuelles de Sergio Leone, Dario Argento et l’ingéniosité de leurs doubles sonores : Ennio Morricone et Goblin.

Formellement, Kintopp ne ressemble à rien de ce qui se fait à l’heure actuelle en matière d’électro. L’album commence par une mélopée clinquante et vibrante avant d’enchaîner sur des compositions plus aérées faites à base de son de harpes rappelant les travaux de Steve Reich. Sans blanc, l’album s’enfonce peu à peu dans une ambiance plus oppressante, à l’image de Wälzende Wirrnis, un pur bijou d’infrabasses au son incroyablement sourd. L’album suit ainsi sa trame en distillant un charme étrange mais fascinant. Ne vous laissez pas duper par sa pochette ultra kitsch, Kintopp est tout sauf une série Z.


www.staubgold.com

chronique publiée le 11/01/2005


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