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Sister Phantom Owl Fish

Trevor Dunn's Trio Convulsant
Ipecac Recordings / Southern Records - octobre 2004

Vous aimez la dernière chanson de Kyo (Contact et son riff honteusement inspiré par Rage Against The Machine) ? Vous kiffez grave sur les rigolos de Pleymo et Aqme ? Sinsémilia vous apporte Tout le bonheur du monde ? Le dernier opus de Damien Saez vous enchante autant par le côté cru de ses textes que par la finesse de ses musiques ? Il vous arrive de penser que Sinclair est le digne héritier de Prince et Sly Stone ? Indochine vous inspire le respect ? Steeve Estatof est pour vous le Kurt Cobain français ? Vous pensez que les Stranglers assurent encore sur scène ? Vous affirmez haut et fort que « Kinito, ça déchire sa race » ? Pour vous, Matmatah revient avec un très bon single (très légèrement inspiré par Noir Désir) ? Bernard Lavilliers est un rebelle à votre sens, au même titre que Johnny Hallyday d’ailleurs ? Vous appréciez les solos de guitare casse bonbons de Joe Satriani, Steve Vai ou des guignols de Scorpions ? Selon vous, « Luke, c’est énorme sur scène et le chanteur est super bon. » ? Vous vous surprenez à penser que « le retour de No One Is Innocent , ça tue ! » ? Vous aimez la première période de Bonnie Tyler et la seconde de Kim (vieille) Carnes ? Dans ce cas là, ce n’est – peut-être – pas la peine de lire cette chronique sur l’album de Trevor Dunn's trio Convulsant

Collaborateur régulier du génial touche à tout Mike Patton, Trevor Dunn a fait paraître fin 2004 sur le label Ipecac Recordings (dont la devise est « Making people sick since 1999 », tout un programme) un disque qui ravira les fans (patients) de musique improvisée évoluant loin des format stéréotypés, contrairement aux « artistes » précités. En plus de Trevor Dunn à la basse, le trio est également composé de Mary Halvorson à la guitare et Ches Smith à la batterie. Le trio adresse un grand « fuck » à la monoculture en lacérant d’interventions rock bruitiste - ultra violentes et soudaines -, une douce musique jazz ou classique. Il n’est pas rare sur ce disque de se prendre un déluge de guitare en pleine tronche, juste après avoir apprécié un charmant passage très swing jazzy ou une délicieuse partie de harpe. L'effet général est riche en rebondissements et assez cinématographique. On finit donc les cheveux hérissés sur la tête et les yeux exorbités, un peu comme devant un film au suspens haletant… Contrairement aux daubes radiophoniques citées en intro, le Trevor Dunn’s Trio Convulsant ne risque pas de provoquer l’ennui et l’assoupissement !


www.southern.net
www.ipecac.com

chronique publiée le 28/01/2005


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