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Language. Sex. Violence. Other?

Stereophonics
V2 Music - 14 mars 2005

La dernière fois que j’ai rencontré Stereophonics, c’était le 21 avril 2004. Kelly Jones me confiait que le nouvel album serait probablement un retour aux sources entendu sur Word Gets Around et Performance & Cocktails. Les premiers albums, ceux que j’aime le moins. Pour ma part j’avais été scotché par Just Enough Education To Perform et You Gotta There To Come Back, les deux derniers. Les sonorités seventies apaisées et enfumées me correspondaient mieux.
Vu la progression continuelle des Stereophonics, j’attendais avec impatience ce nouvel album et ce nouveau batteur, Javier Weyler.
Surprise, merveilleuse surprise, Language. Sex. Violence. Other?, est un condensé de musique rock comme le maître d’œuvre sait la perpétrer et l'écrire.
Puissant, énergique, nerveux et racé, cet album propulse définitivement les Gallois au devant d’une scène rock gigantesque. Les nouveaux dieux des stades arrivent. Ne voyez pas ici une mauvaise image, je pense sincèrement qu’un groupe rock peut distraire son public dans des lieux immenses, sans pour autant jouer la carte commerciale et se vendre au diable (cf Radiohead ou R.E.M.).
L’entrée fracassante sur le titre Superman, dépeint naturellement la couleur de l’album : rock et sans fioritures, ou si peu. La deuxième chanson, Doorman, enchaîne, urgente et brulante : critique sur la sécurité lors d’un concert donné a Seattle avec Super Furry Animals. La guitare hurle, la basse s’envole.
La grande surprise vient de l’ensemble du disque : aucun titre faible, les onze compositions renferment une dose de charisme suffisante pour devenir un single potentiel. Dakota, qui a la lourde tâche de promouvoir la sortie de l’album, fusionne toute l’intensité et la mélancolie nécessaire pour parvenir, sans aucun problème, à hisser l’album au top des charts internationaux. Cette composition mélange habilement les vieux démons des Stereophonics et la fraîcheur actuelle.

Avec Language. Sex. Violence. Other?, le trio arrive à se renouveller, à se diversifier et arrivera probablement à rassembler plus de "fans" à leur cause. Une cause juste et simple : faire vivre le rock à la manière des Stereophonics. Juste cause à laquelle j’adhère sans froncer des sourcils.

Chez votre disquaire le 14 mars 2005 et en concert exceptionnel le 7 avril 2005 à La Maroquinerie (Paris).


www.stereophonics.com

chronique publiée le 04/03/2005


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