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The Glasgow School

Orange Juice
Domino - 2005

Grâce au succès extraordinaire de Franz Ferdinand, Laurence Bell, le patron du label indépendant Domino, à l’instar d’un Alan Mac Gee avec Creation, se permet la réédition d’un des fleurons post-punk de la scène écossaise : Orange Juice, le premier groupe d’Edwyn Collins.
Originaire de Glasgow et alter-ego de Josef K, Orange Juice incarnait la frange lumineuse du post-punk écossais.
Au milieu du radicalisme affiché des Fire Engines et du romantisme sombre de Josef K, ce groupe a synthétisé avec beaucoup de talent les guitares flamboyantes de Television et du Velvet Underground, un jeu de gâchettes de la 6 cordes audacieux, virevoltant, primesautier et profondément pop.
Orange Juice a composé de véritables pépites sucrées aux couleurs chatoyantes éclipsant la noirceur du ciel écossais.
Des guitares, des mélodies et des voix palpitantes qui donneront une lignée de groupes obsédés par les accords mineurs et l’attitude d’adolescents transis qu’on appellera Pop anorak, symbolisée par la compilation qui fera date : C86 !
L’influence d’Orange Juice sur la pop écossaise en particulier est indéniable, des Pastels aux Orchids jusqu’aux productions d’Edwyn Collins (le premier Divine Comedy jusqu’au premier - et excellent - Little Barrie) au sein du label Setanta.
Réédition améliorée d’un import japonais, The Glasgow School regroupe tous les premiers singles sur le home-label d’Orange Juice, Postcard Records, ainsi que Ostrich Churchyard et une Peel Session inédite !
Du très velvetien Louise Louise (sic !) jusqu’au brillant 1er single Falling & Laughing en passant par l’adorable In A Nuttshell et le sublime Consolation Prize ; cette compilation inespérée se dévore d’une seule traite sans qu’aucun temps mort ne vienne entâcher cette symphonie de gaieté et d’innocence.


www.dominorecordco.com

chronique publiée le 01/06/2005


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