15/09/2019  |  5229 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 01/09/2019 à 18:56:09
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Talk About Particular Generalities

Paul Stuart and the Sweet Powerpack
Top5 Records - 2005

(NdA : Attention, la chronique suivante est sous influence « brian flysavienne »)

Je lance un appel à tous les cinéastes en herbe. Si vous vous apprêtez à réaliser un premier coup d’essai génial, je vous invite à jeter une oreille sur le premier album de Paul Stuart and the Sweet Powerpack intitulé Talk About Particular Generalities, car vous l’ignorez encore mais vous tenez là la bande son idéale de votre chef d’œuvre en devenir.
Ce disque devient pour le coup ton allié de premier plan (tu permets que je te tutoie) pour faire de toi la star de ciné que tu as toujours rêvé d’être.
Une belle partition que tu tiens là. Tous les mélomanes cinéphiles te le diront, cette musique te permettra de faire passer des atmosphères mélancoliques à souhait en symbiose parfaite avec tes images chiadées, parce que ton film va parler d’amour, cela va de soi. Bon, après tu peux décliner le sentiment amoureux dans toutes ses variantes mais faudrait que ça parle de lien défait, d’amour impossible, ça serait quand même mieux. Mais je dis ça, je dis rien et rassure-toi bonhomme, c’est toi qui décide, c’est toi le créateur après tout. Ah mon champion, mon génie, on va faire du bon travail ensemble, tu verras. Bon pour le final-cut, on en reparlera. Si, si je te fais confiance mais je veux juste m’assurer que ton film soit à la hauteur de cette Bande Originale que j’ai quand même eu l’amabilité de te soumettre, ne l’oublie pas.
En tout cas, c’est bien dommage que Sofia Coppola soit occupée à faire son film à costumes, parce qu’elle, au moins, elle aurait été parfaite. Sûr qu’elle aurait craqué en écoutant ce score. En plus, le leader, Paul Stuart n’est autre que le batteur du meilleur groupe du monde toulousain, Hyperclean. Ah, il est beau comme un Dieu celui-là, et toujours accompagné de nymphettes adorables, même qu’elles énumèrent toutes leurs prénoms sur le morceau 8 et là c’est réellement magique, tiens ça me rappelle le rêve que j’ai fait l’autre nuit, mais là j’ai vraiment pas le temps de te raconter.
En tout cas le groupe signe un disque merveilleusement planant entre Pink Floyd, Air et Robert Wyatt. Un disque d’une indéfectible tristesse, aussi contagieuse que confortablement moelleuse.
Moi qui suis à la veille de prendre une vraie décision d’adulte, de me réapproprier ma vie, enfin quoi de quitter l’adolescence avec la détermination de mes 32 ans, j’écoute ce disque en boucle comme pour mieux me débarrasser de l’insouciance de ma prime jeunesse.
Ça m’aide à passer le Cap, parce que là je sens que je me dégonfle comme une baudruche et que je sens que je fais faire comme d’hab’: me laisser porter par les choses et surtout ne prendre aucune décision. Comme ça, si c’est un vrai désastre, je serai pas responsable, ce sera la faute au destin, c’est commode pas vrai ? Je suis un gros malin, moi, on me la fait pas. Bon, pour l’âge adulte on repassera plus tard, mais en attendant il nous reste ce disque et ses chansons miraculeuses qui consacrent la rencontre entre la noirceur de Virgin Suicides et les pépites psyché d’Olivia Tremor Control.
En attendant de découvrir ton film (on espère être prêts, genre pour Cannes 2006), écoute ce disque enchanteur et imagine le film qui va avec. Si c’est un chef d’œuvre, tu connais l’adresse de mon bureau, je suis pas chien, je t’accorderai un petite entrevue. A plus.

Paul Stuart and the Sweet Powerpack jouera gratuitement au jardin Raymond IV (Toulouse), le 2 juillet 2005 dans le cadre du festival Les siestes électroniques. Le groupe sera également le vendredi 9 septembre sur la grande scène du festival Combines à sons (Les arènes romaines, Toulouse).


www.psandthesp.com
www.top5records.net
label.soundoo.com/top_5_records

chronique publiée le 07/06/2005


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