29/01/2020  |  5296 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 27/01/2020 à 17:39:51
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There Must Be A Revolution Somewhere

Psyco
Mind Records - 2005

Sous le pseudo de Psyco se cache Doctor L (Liam Farrell), qui après des débuts en solo sur le défunt label parisien Artefact, a amorcé un virage vers des collaborations musicales moins abstract Hip-Hop et plus Jazz-Fusion.
En tant que producteur, il a épaulé de façon convaincante Omar Sosa ou Tony Allen (batteur de Fela) et s’est trouvé avec ce dernier de fortes accointances artistiques. Na Di Languè débute l’album par un afro-blues déliquescent porté par la sensuelle voix d’Ayo. La suite procède par touches d’Afro-Beat ou de Soul-Jazz où on sent tout le sens du titre de l’album.
A l’instar des aspirations militantes des Black Panthers, de l’élaboration du nouveau Jazz avec Ornette Coleman, Albert Ayler ou l’émergence des labels politiquement incorrects comme Black Jazz Records ; cet album cherche dans cette histoire une nouvelle inspiration, qui, comme l’a dit 30 ans avant Gil Scott Heron, « The Revolution Will Not Be Televised ». Butterfly, sa flûte psychédélique, ses sax et trompettes à l’unisson, sa rythmique funky et la voix inspirée de Senza ressemble à s’y méprendre aux divagations hypnotiques de Fela et c’est bien cette figure tutélaire qui semble être le guide spirituel de tout ce disque très long (plus de 79 minutes !) qui mérite une écoute patiente et attentive pour être réellement apprécié.
Si les plages peuvent être un tantinet trop longues, c’est pour mieux plonger l’auditeur dans un voyage en Afrique Noire où le commis voyageur se perdrait au hasard de ses rencontres.
Hey Papy It’s Too Late, son chant plaintif et son orgue Hammond subtil, ou encore le très Gil Scott Heron Mister President, avec ses paroles cyniques et son beat Jazz-Funk, sont de solides compositions qui n’éviteront pas la question suivante : qui achètera ce disque ?
A ce titre, on décernera à There Must Be A Revolution Somewhere la palme du disque le plus invendable du moment... à moins que tous les lecteurs de Foutraque ne s’unissent pour l’acheter !


www.mindrecords.com

chronique publiée le 29/06/2005


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