27/01/2020  |  5295 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 24/01/2020 à 09:56:16
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We sang a yéyé song

Electrophönvintage
Unique Records - 2005

We sang a yéyé song est l’archétype de la copie parfaite de l’étudiant popeux (romantique ? - c’est pareil, non ?) qui tente avec réussite de faire renaître la grandeur du label Sarah Records, qui, au début des années 90, avait emballé tous les amateurs de musique indé (on ne les appelait pas encore les foutraqueurs, une autre époque) avec leurs singles vinyls faits maison, qui regorgeaient de chansons à l’évidence mélodique renversante (souvenez-vous les merveilleux Field Mice, pour ne citer qu’eux...)
Malheureusement, lors du passage au format LP, la mélodie n’est pas sortie gagnante, prenant pour l’occasion du plomb dans l’aile, l’inspiration à la case panne sèche. Visiblement, Electrophönvintage (Unique Records) est là pour relever le défi et me permet surtout de réaliser un vieux fantasme, jusqu’à présent inassouvi... A savoir entendre les mélodies cousues main de New Order (genre 1963 ou True Faith) sans les arrangements chichiteux des années 80, mais présentées avec un écrin acoustique du plus bel effet, même si Even As We Speak nous avez déjà livré une esquisse alléchante de ce que cela pouvait donner avec leur reprise acoustique de Bizarre Love Triangle sur leur Nothing Ever Happens Ep paru chez... Sarah. Je vous renvoie par exemple vers l'impeccable Break My Heart Again que vous chanterez, à n'en pas douter, tout l'été sous votre douche, le cœur léger.
Rémi et Sébastien enchaînent leurs morceaux simples, naïfs et inspirés à la vitesse de la lumière comme pour ne pas dérangé, comme si les Ramones avaient débranchés leurs instruments, s'étaient rachetés une conduite ou avaient décidé de se mettre au vert et d'écouter Peter Astor et St Christopher en boucle (c'est beaucoup leur demander, j'en conviens). Pour terminer, je me permettrais juste d'émettre une petite remarque: pourquoi ne pas offrir à l'auditeur, médusé par tant de talent mélodique, des versions plus longues de leurs hymnes pop mélancoliques au lieu de le tourmenter et l'entraîner dans une conduite toxicomaniaque qui l'obligera sans cesse à appuyer sur la touche "Repeat" de sa télécommande ? Ne subissons-nous pas assez de frustrations comme cela dans notre vie quotidienne pour être malmenés ainsi ? J'attends une explication, messieurs. D'avance merci.


www.electrophonvintage.com
www.uniquerecords.org

chronique publiée le 06/07/2005


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