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Kunamaka

Kunamaka
Sergent Major / Nocturne - 26 septembre 2005

Le communiqué de presse rédigé par l’inénarrable Lord Gomez le dit très clairement : « En cette période de fêtes, nos amis les animaux et nous-mêmes avons besoin d’idées de cadeaux. Kunamaka a créé un nouveau objet (sic !), aux vertus thérapeutiques ludiques et éducatives prouvées : cet objet-miracle est rond et plat, il tient dans votre main - ou dans la gueule de votre teckel - et procure instantanément à son utilisateur une sensation de plaisir proche de la dégustation de truffes. » Que rajouter de plus après une telle démonstration de connerie affligeante mais néanmoins fort hilarante et communicative ?

Ce groupe de cinq clermontois pratique une musique protéïforme et originale qui trouve pour la première fois son aboutissement sous la forme d’un album (réédité aujourd'hui, après une première sortie en janvier 2003). Kunamaka n’en est toutefois pas à ses premiers méfaits, leurs concerts valent le coup d’œil depuis longtemps et leur single inaugural laissait déjà entrevoir un réel potentiel. L’enregistrement en studio à donné un résultat fidèle aux prestations du groupe désormais accompagné par une girafe et un chien sur scène (lire la chronique de leur concert donné à Clermont-Ferrand en février 2004) : méchant, drôle, puissant, animalier et métalloïde… Et oui, Gilou La Figue (claviers, cheveux, fan de Van Halen et Aha à ses heures perdues), Valery Del Culo (guitare, gilet afghan, moustache), Harry Mac Thompson (batterie sous des airs menaçants), Lord Gomez (entreprise de vocifération en tous genres, sketches, textes sataniques), et Bertrand Venet (basse hystérique, gilet sur torse nu du plus bel effet) sont déclarés coupables de grand écarts musicaux flagrants ! En effet, si on décortique bien les titres de cet album fort réussi, on trouve des extraits de musique tibétaine, de surf music instrumentale, de dub bizarro, d’easy listenning, de métal hurlant, de musique de film (Jack’s lament de Danny Elfman), de variétés scandinaves avariées donnant des envie de massacre musical (une reprise d’Hunting high and low des rigolos de Aha), du chant médiéval, un simulacre de la danse des canards, et, pour faire bonne figure, de la musique satanique, mesdames et messieurs les jurés !

Cette description effrayante ne doit pas faire fuir les petites enfants acheteurs de disques car le premier album de cette entité maléfique nommée Kunamaka est réellement « une gourmandise sonore » qui donne envie de remettre le couvert, avec un sourire au coin des lèvres...

A lire également : une interview de Kunamaka, ainsi qu'une critique du très débile album Les interdits, les inédits, que du méga cool ! ! !.

Contact : Manu, aquatic_shaolin@hotmail.com


www.kunamaka.com


chronique publiée le 03/10/2005


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