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Confessions on a Dance Floor

Madonna
Maverick - 2005

On peut lire sur le sticker présent sur le disque : « The Non-Stop, All-Dance, Tour de Force feature Hung Up… ». Vous voilà prévenus de la modeste prétention de cet album !
Madonna se donne un malin plaisir à se souvenir de ses débuts à l’aube des années 80, où elle se trémoussait à la Danceteria (New York) devant une petite dizaine d’auditeurs égarés au son d’une boîte à rythme désossée.
Les dance-floor, elle les connaît depuis belle lurette puisqu’à une certaine époque, elle écumait les boîtes de nuit pour d’hypothétiques cachets d’artistes. Elle avait même, en 1980, proposé à A Certain Ratio d’être ses musiciens !
Le toupet, l’arrivisme, le travail et surtout la persévérance sont les crédos de cette diva post-punk-disco ; et vu la taille de l’empire qu’elle s’est construit, l’aura médiatique de granit qu’elle s’est forgé, on ne peut que s’incliner devant cette carrière exemplaire (sic) et unique.
Depuis sa collaboration avec Mirwais, elle n’a eu de cesse de revenir à une certaine idée de l’American Dream ; soit un télescopage anarchique d’une culture mi-wasp-mi-black et de l’idéal Pop-Art.
Tous ceux qui auront entendu le single Hung Up, se seront vite aperçu du flagrant vol du synthé de Gimme, Gimme d’Abba ; un vol sans vergogne mais avec classe tant Madonna se réapproprie le Hit du combo suédois.
Accoquiné de Stuart Price aka Jacques Lu Cont aka Les Rythmes Digitales, la pop-star dévore tout cru les influences musicales qui ont fait naître les dance-floor modernes soit la Disco, la House, et la Techno.
Ce n’est certes pas nouveau mais c’est sacrément percutant et efficace sur la moitié du disque, où elle se permet de singer LCD Soundsystem versus Stooges sur I Love New York et les Daft Punk sur les trois premiers morceaux dont Get Together, sorte de successeur V.2.01 de Holiday avec sa mélodie entêtante et ses synthétiseurs omnipotents.
On nage en pleine cleptomanie puisqu’on croit entendre Giorgio Moroder sur quasiment toutes les chansons et tous ces groupes techno-pop qui ont donné aux synthés leurs lettres de noblesse (Human League, Everything But The Girl post-Missing ou encore The Beloved).
A partir de la 9ème plage, le disque devient vite indigeste pour connaître son summum d’indigence sur Isaac sorte d’hommage à la culture cabale…
Madonna aurait pu se contenter des ¾ du disque pour satisfaire un public underground mais elle s’est sentie obligée de répandre une pseudo mystique du plus mauvais goût ; comme quoi les étoiles brûlent les yeux et aveuglent à force de trop les admirer…


www.madonna.com
www.myspace.com/madonna
www.maverick.com

chronique publiée le 22/11/2005


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