10/12/2019  |  5278 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 09/12/2019 à 12:40:34
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The album formerly known as

Carl Craig
Rush Hours Recordings - décembre 2005

Curieuse entreprise que ce faux-vrai album : réenregistrer l’intégralité du premier opus de Carl Craig, Landcruising, sorti en 1995 sur une major (WEA pour ne pas la nommer).
Jusqu’en 1995, Carl Craig s’était illustré par une tripotée de pseudos -Psyche, BFC, 69 etc…- et surtout par des remixes incroyables comme le « Rainforest Resort Mix » du titre de Tori Amos God, ou encore le mythique Losing Control de DBX, en passant par les frenchies de La Funk Mob et de leur Ravers Suck Our Sound.
L’alchimie que cultive Carl Craig avec les machines ne date pas d’aujourd’hui (Kraftwerk, Pierre Henry…), mais son approche de la rythmique et de la ligne de synthé est unique et elle atteindra son apogée avec l’instumental Desire (69) que passe régulièrement Laurent Garnier dans ses mixes (c’est une référence parmi les références !). L’auditeur peut facilement analyser pourquoi ce morceau est fantastique : break-beats imparables, mélodie universelle et une ligne de synthé à faire pleurer n’importe quel être humain !
Quid alors de ce « nouvel » opus, qui fait s’agiter pas mal de chroniqueurs en manque de nouveautés de la part des sommités de la techno ?
A vrai dire, pour tous ceux qui, comme moi, suivent avec passion la carrière de Carl Craig, on reste un peu sur notre faim, car les instrumentaux ne subissent qu’un léger traitement sonore et n’apportent pas grand-chose au building de Detroit. Un lifting à base de basse renforcée sur cette nouvelle mouture, des subtilités de post-production que je vous énumèrerai pas, et une sensation mitigée qui vous assaille. Ce n’est pas nouveau mais c’est génial ?
A part l’inédit Sparkle, dont l’intro fait immanquablement penser au French Kiss de Lil’Louis, mais dont la suite est de toute beauté (synthé hypnotique et travail tout en finesse de la rythmique), et éventuellement les nouvelles versions de Technology (only for fans), les modifications d’intro d’Einbahn, de Home Entertainment mais surtout de One Day Soon (où les mélopées synthétiques sont plus chaotiques et la rythmique beaucoup plus agressive) ; le fan de base sera partiellement déçu et réécoutera Programmed d’Innerzone Orchestra et l’ensemble de sa discographie. Le néophyte succombera, lui, au charme létal des ces pépites technoïdes qui n’en finiront pas de hanter vos nuits agitées…


www.planet-e.net
www.rushhour.nl

chronique publiée le 22/12/2005


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