07/12/2019  |  5277 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 06/12/2019 à 11:40:08
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
Aux jours meilleurs

SvenSson
Forget-Me-Not Records / Productions Spéciales - 2005

Les blasés et les grincheux pourront toujours dire : « Mais le nouvel album de SvenSson, tu sais, euh, c’est comment le titre déjà ?... Ah ouais, Aux jours meilleurs, hé bien c’est trop Murat, c’est trop Cure, c’est parfois trop proche de Dominique A, ça manque vraiment trop d’originalité ! ». Pourtant, ces mêmes personnes diront : « Putain, le premier album de The Rakes, il est génial, ça ressemble à… » Bla bla bla…

Pour ma part je dirai plutôt ceci : un grand album vient de paraître, un grand artiste vient de naître. SvenSson a soudainement grandi, s’est soudainement ouvert et a surtout su apprivoiser ses influences (ndr, quels groupes n’en ont pas ?). Des textes en français hyper travaillés et soignés, des mélodies et des arrangements efficaces font de ce premier véritable album (ndr, je n’avais pas du tout accroché à sodiuM, le trouvant bancal, mal foutu) la surprise de cette fin d’année. Le disque s’ouvre sur un Escort Boy que l’on a envie d’entendre sur toutes les ondes, on peut penser aux productions de Taxi Girl ou à celles de Czerkinsky, la patine est à prendre du côté des années 80. Puis le deuxième titre, Etoile rouge, vous emmène loin, très loin, la musique est captivante, mélancolique à souhait, grâce à un violon émouvant. La chanson que j’aime le plus, comment l’expliquer, je ne sais pas, c’est un sentiment personnel trop enfoui pour pouvoir l’expliquer. Les accords de L’Hymne se déploient, je pense au How beautiful you are de Robert Smith, enfin juste une base d’accords, le squelette de cette chanson.

Et les titres s’enchaînent, les uns après les autres. Aux jours meilleurs est organique, sexuel, sensuel, rouge, noir, brillant, sombre. Une effluve charnelle s’en échappe, on a parfois envie de vivre ses mots ou ses maux. J’ai envie de rencontrer ce type, de laisser mes sens s’enivrer dans un pub, l’écouter parler de sa musique, savoir comment il en est arrivé à cet album. Connaître les ficelles. Mais serait-ce raisonnable, non, c’est toujours mieux quand il y a une part de mystère. SvenSson, un garçon sensible, toujours entre tristesse et joie retenue. Le public choisira mais j’espère qu’il ne se trompera pas, SvenSson pourrait bien nous surprendre en 2006. Le mauvais sort n’est pas pour lui. Belle découverte.


www.svensson-music.com

chronique publiée le 22/12/2005


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire