16/06/2019  |  5204 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 12/06/2019 à 15:01:49
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Ego War

Audio Bullys
Source - 2003

J'avais très mal accueilli le deuxième maxi des Audio Bullys, lassé des papiers dithyrambiques d’une presse spécialisée en mal de sensations. Fort heureusement, l’électro-punk de We Don’t Care est l’une des sauces les moins réussies de cet album frais et original. Tom Dinsdale et Simon Franks, posant baskets blanches aux pieds dans le Tube londonien, amènent avec Ego War un vent d’air frais bienvenu dans une actualité musicale morose, et constituent le dernier big-bang électronique d’outre-manche, un an après Mike Skinner, âgé lui aussi d’une vingtaine d’années.

Si The Streets lorgnaient largement du côté du hip-hop et du UK garage, la musique de ces jeunes britanniques, tout en revendiquant les mêmes influences (The Specials, Madness), s’apparente plus au « Do It Yourself » de la culture rave locale. Les mots en plus, parlant sans mal de sexe et de drogue, voire de mort (I Go To Your House). Way Too Long et son sample d’Elvis Costello, l’entêtant refrain de Snake (qui illustre une pub Toyota), ou le métissé The Things (proche de la relecture de Light My Fire par Ripley), montrent l’ouverture d’esprit des deux blancs-becs, à qui l’avenir devrait sourire...

Le label français Source a d’ailleurs senti le potentiel du groupe, faisant une promo d’enfer dans la presse. Audio Bullys n’en a cure, et franchit avec succès le cap du premier album, mêlant sa musique de touches personnelles inédites (The Tyson Shuffle, 100 Million, Face In A Cloud).
Taillé pour le live, Ego War devrait faire ses preuves dans les festivals. Pour notre plus grand plaisir.


www.audiobullys.co.uk


chronique publiée le 09/07/2003


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