07/12/2019  |  5277 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 06/12/2019 à 11:40:08
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Yes, Virginia...

The Dresden Dolls
Roadrunner - 18 avril 2006

Je ne connaissais pas les Dresden Dolls, groupe atypique originaire de Boston. Je les découvre à l'occasion de la sortie de leur nouvel album Yes, Virginia... qui sort en France le 18 avril. Et comme cette année, les découvertes ne sont pas à la fête, écrasées par la concurrence des deuxièmes albums, comme ceux des Yeah Yeah Yeahs ou de TV On The Radio, arrêtons-nous un instant sur ce nouveau retour réussi.

Si certains puristes semblent ne pas retrouver avec Yes, Virginia... la fraîcheur de leurs poulains, les novices, eux, découvrent un rock inédit pratiqué sans guitare, juste à l'aide d'un piano cinglant et d'une batterie claquante. Dans une ambiance de cabaret allemand des années 30, les poupées de Dresde sautent du comique au tragique en évitant le fossé du ridicule. Le ridicule, ils le gardent pour la pochette hideuse de leur disque qui rappelle aux branchouilles leur origine gothique.

Comme tout bon cabaret, ce sont les titres d'ouverture, Backstabber et Sex Changes, qui assurent le plus le show. A noter dans Sex Changes un superbe enchaînement avec les mots "girls" et "boys" qui rappelle les exploits de Blur : "Boys will be boys, will be boys, will be boys, will be boys, will be boys, will be girls with no warning / Girls will be girls, will be guys, will be boys that don't cry over toys that they use to beat girls they despise by the morning". Ouf, elle ne s'est pas étranglée !

A lire également, la chronique de l'album éponyme des Dresden Dolls, paru en 2004.


www.dresdendolls.com
www.myspace.com/dresdendolls

chronique publiée le 30/03/2006


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