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The Red Room

Venus
tôt Ou tard / Warner Music France - 18 avril 2006

Dur, direct, The Red Room prend le cœur, les poumons. C’est un joli titre, troisième album, nouveau son. Venus surprend, se remet en chantier. Ça laisse même bouche bée et puis tant pis si le disque vient à se planter. Ce n’est pas un disque sourd. Ce n’est pas un disque de rock tout con. Ce ne sont pas que des guitares qui font claquer les portes, trembler les dents, blues jusqu’au fond (Here & Now, ouverture). C’est au contraire un placement subtil des choses et des instruments. Ecoutez la batterie, la voix, l’espace et les liens serrés puis coupez les ponts. C’est de l’urgence, du grave, du plus léger, de l’émotion - poison. C’est une petite voix qui dit « c’est bon, pas besoin de rajouter ». Ou alors quelques étoiles dans le fond, pour l’espoir l’envie l’intention.
Retenez ça. Couleurs printemps, coquelicot mimosa. Arrachez-moi tout ça. Chantez ailleurs. Grattez plus profond. La peau, les os, les chansons. Supprimez ce qui encombre la vue. Simplifiez. Copiez collez du nerf, de la tension. Guitares rouges sur le papier, autres directions. N’écoutez plus que les murs parler puis laissez venir…le bruit, le silence, la musique.

A lire également, une chronique du précédent album de Venus, Vertigone (Capitol - 2003).


www.venusmusic.be
www.totoutard.com/artistes.php?idArtiste=venus

chronique publiée le 01/04/2006


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