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Sad boys dance when no one's watching

The Secret Society
Acuarela Discos / Talitres / Differ-ant - mars 2006

Il y a des disques qui n’ont pas besoin de moyens extraordinaires, d’arrangements Phil Spectoriens ou d’invités prestigieux pour toucher l’auditeur au plus profond de son être ; le premier disque du Madrilène Pepo Marquez sous le nom de The Secret Society est de cette trempe là… Une voix triste à la Will Oldham, une guitare sèche, une « six cordes » électrique, une basse, une batterie, une boîte à rythmes préhistorique, un violon, un piano et un mélodica, voilà tout ce qu’il faut à ce musicien pour capter l’attention sur la totalité de son album. Les folks songs matinées de rock et de pop de cette société secrète (qui ne le restera pas longtemps, souhaitons-le) sonnent si lo-fi qu’on a la très impressionnante sensation que Pepo Marquez joue ses chansons juste à côté de nous, pour un show case très privé. Les amoureux des morceaux de Lou Barlow et Bonnie Prince Billy devraient également se sentir proches du songwriting de « garçon triste dansant seulement quand personne n’est là pour le regarder ». Mais s’il excelle dans les compositions folk mélancoliques, M. Marquez aime également à écrire des titres de rock acoustique plus enlevés (mais jamais gais), bénéficiant toujours d’une sobriété exemplaire. Sur ces titres l’influence du post punk (à la Ian Curtis) plane, sans faire retomber la tenace sensation d’avoir entre les oreilles un disque aussi original qu’inspiré.

Sites Internet : www.winterforever.com, www.acuareladiscos.com, www.differ-ant.fr, www.talitres.com.


chronique publiée le 10/04/2006


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