08/12/2019  |  5277 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 06/12/2019 à 11:40:08
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Cold Girl Part 1

Bogart and the Addictives
autoproduit - 2006

Les Bogart and the Addictives ont sorti l’EP Cold Girl Part One en mars 2006. Pour mon énième chronique sur les efforts du quatuor toulousain, anciennement connu sous le nom de Garbo and the Adjectives, l’inspiration se tarit : je décide donc de faire un rappel des faits avant d’en venir au disque. J’ai également fait appel au batteur qui cadre le groupe, Monsieur Von Plastic. Il a répondu à mes interrogations sur les quatre chansons présentées sur cette deuxième démo.

Petit rappel des faits passés :

ACTE 1 :

Mai 2004 : Von Plastic (batteur), Nico Romance (bassiste) et Pat Bakélite (guitariste) forment Garbo and the Adjectives. Rigueur et travail sont de mise dès le départ. Ils enchaînent les répétitions dans leur local, Rehearsals Borderouge. Ils se produiront pour la première fois en concert au sein des To Loose Punkers.

Courant 2004, les Garbo and the Adjectives sortent leur premier EP. On y trouve sept chansons dont Train To The Moon, Footstep’s Shadow et Radio. A lire : la chronique du disque.

7 janvier 2005 : cette fois je fais le déplacement au Fairfield Café. C’est mon premier contact avec les Garbo. A lire : la chronique du concert.

22 avril 2005 : concert des Garbo en première partie de The Parisians, toujours au Fairfield. C’est un choc pour le public pop qui se sent alors mal à l’aise. Une bonne partie du public sera déçue. L’arrogance est-elle en cause ? A lire : la chronique du concert.

Début juillet 2005 : juste avant de partir en tournée en Angleterre, le guitariste et chanteur Pat Bakélite quitte l’aventure.

ACTE 2 :

Il faudra alors 3 mois aux ex-Garbo and the Adjectives pour trouver un chanteur et un guitariste. Les choix sont bons : Lau Vinyle prendra le micro tandis qu'Anton Fortune les épousera avec sa guitare. Ils répètent bien plus que deux fois par semaine, toujours au même local. Les Garbo and the Adjectives signent désormais sous Bogart and the Addictives. Le répertoire s’élargit, le groupe assume de plus en plus ses influences. De nouvelles compositions voient le jour et évolueront avec leurs concerts.

19 novembre 2005 : concert foutraque. Les Beaux-Gars ont perdu leur nom le temps d’un concert (The Footstep’s Shadow) mais n’ont pas perdu la langue.
Les mois de janvier et février sont chargés. Le Cold Winter Tour 2006 passera par Bordeaux, Montpellier, Mâcon, Paris, Lille, Londres, Liverpool.

17 février 2006 : concert de Bogart and the Addictives en compagnie d’Adam Kesher et des Baggers. Les têtes présentes un an avant au concert de The Parisians se retrouvent ce soir-là. Les avis changent… Vu et approuvé. A lire : la chronique du concert.

Alors, finalement, ce disque ?

Les Bogart and the Addictives ont travaillé comme pour le premier disque avec Destroy Smith… Le groupe a préféré se concentrer sur quatre nouvelles compositions.

On commence avec Anyway, l'un des morceaux préférés des groupies (sondage IPSOS/Miss Brenda). Anyway est une chanson cool qui invite à danser. Von Plastic me cite les Smiths comme influence, voire les Franz Ferdinand pour le refrain. Il avoue avoir cherché à varier avec les percussions (Happy Mondays). Par exemple, ils auraient utilisé une bouteille de lait (voilà à quoi ça sert, petit !) pour taper sur un extincteur.

Velvet Pill (pilule de velours) est plus sérieuse. Elle a pour thème les drogues, l’acide. Sur cette chanson, on entend une autre voix sur le refrain, celle du bassiste Romance. Le but était de sonner vieux (la mode du vintage). Pour l’enregistrement, le batteur a rajouté à son usage une boîte à rythmes afin de capter le son coquin des Rapture. Certes, cette chanson plonge violemment vers le passé tout en étant monstrueusement honnête et actuelle.

Les Bogart ont souhaité témoigner beaucoup de tension dans The Hold. Von Plastic ne semble pas satisfait. En tout cas, ce titre a tendance à évoluer au fil des concerts. Difficile à digérer et difficile à danser, son défaut est peut-être cette sorte de lourdeur sèche et molle.

Cold Girl, part one clôt le disque. Dès l’intro, on sent les Joy Division, par la forte présence d’une basse sèche soutenue de petits gimmicks à la guitare. Je suppose que Von Plastic n’a pas hésité à s’enregistrer sur le toit du studio jonché de pigeons tués par balles. Personnellement, je pense que le refrain ne prend pas assez d’amplitude.

Finalement cette démo suit la logique de la première. Oui, les intentions sont les mêmes. Dans une logique de développement durable, les Bogart and the Addictives font le tri et recyclent les sonorités du punk, du post-punk ou de la new-wave afin de s’affirmer comme un groupe de garage dancefloor. Les compositions sont fraîches, les chansons sont ambitieuses. Trop de questions posées peut-être… En tout cas Velvet Pill et Anyway méritent toute attention.

A venir, des enregistrements, des remixes, des concerts et forcément, un retour sur les terres de Joy Division. Pour ma part, je n’en dirai pas plus... A suivre l’ACTE 3...


www.garbogarbo.net
www.myspace.com/bogartandtheaddictives

chronique publiée le 17/04/2006


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