06/12/2019  |  5276 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 05/12/2019 à 10:23:34
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
The Man Who Lived Underground

Freaks
Music For Freaks - 2003

Derrière ce monstre sans tête qui risque de hanter vos nuits printanières, se cachent Luke Solomon et Justin Harris, figures de proue de la house anglaise depuis une dizaine d’années. Co-fondateur avec Derrick Carter du label Classic, sur lequel s’est notamment illustré l’allemand Isolée, Mr. Salomon a fait ses armes outre-manche dans les fameuses soirées Space du Bar Rumba, à Londres.

Obsédant et vicieux, cet album est une leçon de dance-music. On pense évidemment à Derrick Carter, mais aussi à Green Velvet, pionnier des sons barrés depuis The Stalker. Entre gris clair et gris foncé, The Man Who Lived Underground s’inscrit parfaitement dans son temps, faisant l’amalgame entre booty house, ghetto techno et électro. Soyons clairs, ce LP est destiné aux aficionados du "four-on-the-floor", séquenceurs et autres masturbations numériques, même si certains morceaux peuvent surprendre, comme Blam (The New Jam) et son saxophone fou.

Nyce & Slo, étonnante reprise de Lil’ Louis, The Creeps ou Telefunken accentuent l’esprit foutraque d’un album déjà subversif. Passés maîtres dans l’art du Djing, Luke Solomon et Justin Harris poussent même le vice jusqu’à proposer des versions longues et alternatives sur le vinyle…

Mélange d’agit-prop et de musique électronique, The Man Who Lived Underground nous convie à un festin de beats et de bleeps. Les dancefloors de France et de Navarre n’ont qu’à bien se tenir, car ces gars-là sont des héritiers de l’acid-house britannique qui a tant influencé les électroniciens d’aujourd’hui.

On assiste d’ailleurs en ce moment au retour de la TB 303, qui n’a jamais totalement disparu (Hardfloor, Phuture 303). La soirée Welcome To The Rave et la spéciale acid-house party pour les 15 ans du Rex Club peuvent en témoigner.


www.musicforfreaks.com


chronique publiée le 01/04/2003


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire