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God is dead in Good Luck City

Spontane
Dad Records - 2005

Senor Coconut, Buena Vista Social Club, Sergent Garcia, James Delleck, Chicago Underground Trio, Gomm, Raw T, Scratch Massive, Justice, Mei-Tei-Sho, Roots Manuva…Qu’ont donc tous ces artistes en commun ? Ils se sont tous produits sur scène (en tête d'affiche ou en 1ère partie) d'un groupe dont on dit, tenez vous bien, qu’il « représente l'avant-garde de la scène underground new-yorkaise ». Et là, je me dis : « Wahou ! », faut au moins être un collectif de superhéros pour être cohérent avec autant de pointures portant des styles aussi différents les uns des autres.

C’est pourtant ce que promet Spontane avec son premier album, God is dead in Good Luck City, sorti chez Dad Records, label parisien (tiens donc, même pas américain ?). Ce fameux collectif donc, est composé de cinq Français (D. Sztanke, E. Pailhé, J. Taillefer, R. Cazenave), et d'un Américain (Mc Jester). Leur histoire débute à New York en 2003 et depuis, il semble que rien ne puisse leur résister.

Ce premier opus de Spontane nous pousse à contourner les catégories. Il a été construit sur un concept d’improvisation. Les évolutions des morceaux sont donc aussi surprenantes que les styles sont hétéroclites. Le fil rouge est perdu entre les sensations de montées d’un espèce de jazzman nerveux prêt à péter les plombs à tout moment sur Boom mic, un électro hip hop minimal dubitatif sur Pain in my pocket, des clowneries électro jazzo-manouches sur Kusturica, une ballade mélancolique sur Closer than black et une frénésie psychopathique sur Motopsycho... Tout ceci mélangé avec des interludes faits de samples aussi marrants et surprenants qu’ils ont dû l’être pour les musiciens eux mêmes.

En bref, j’avoue avoir été amené à de me perdre dans cette multitude d’influences (électro, hip hop, broken beats, jazz et rock...), certes toutes autant maîtrisées les unes que les autres ; mais bon, ça aurait été un poil dur à avaler si leur personnalité musicale n’était pas tant affirmée et cohérente.

De là à parler d’avant garde par contre… Un son qui rappelle parfois Buckshot Lefonque, Rage Against The Machine de la grande époque, ou d’autres même… En bref des grandes références, mais du « déjà entendu quelque part » pourrait-on se dire. En effet, mais tout compte fait cela n’enlève pas à la maîtrise dont ils font preuve.


www.spontane-music.com

chronique publiée le 25/06/2006


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