07/12/2019  |  5277 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 06/12/2019 à 11:40:08
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The Best of

The Velvet Underground
Verve - 1989

Le groupe chaperonné par Andy Warhol reste pour beaucoup la principale formation américaine de la fin des années 60, du moins la plus influente. Mais qui aurait pu imaginer en 1965 que cette « Freaks Family » allait bouleverser le monde de la musique, et passer de la Factory au Rock and Roll Hall of Fame ?

De love songs désenchantées en rocks poisseux, le Velvet a su marier la violence politique de l’époque avec les idéaux de la jeunesse. Alors que les étudiants s’adonnent au LSD et que l’armée piétine au Vietnam, Heroin, donne au combo une certaine notoriété. Si le Grateful Dead perpétue une tradition héritée de la Country et du Blues, Lou Reed et sa bande imaginent déjà le « No Future » de 1977. Dur, froid et adolescent.

Les paroles du poète sont partagées entre amour et haine, vie et désespoir. I’m Waiting For The Man, Sweet Jane ou Rock & Roll sont des témoignages flagrants du talent d’écriture de Reed, simple et dépouillé, aux arrangements épurés. La basse et le violon de John Cale (qui quitta le groupe en 68) donnent beaucoup de richesse à l’ensemble, mais ce sont surtout les voix atypiques de Lou Reed et Nico qui marquent les compositions.

Ces petits quelque chose que beaucoup de groupes cherchent désespérément à acquérir, le Velvet Underground les ont trouvés dès le premier album. Malheureusement, tout n’a pas été rose, et Nico en a largement fait les frais, passant d’égérie de la Factory à héroïnomane notoire. Sans oublier les affres de l’affaire Delon… Un best of riche en émotions, qui défie le temps et les lois du marketing.


www.loureed.com


chronique publiée le 18/03/2003


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