15/06/2019  |  5204 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 12/06/2019 à 15:01:49
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Tones of Town

Field Music
Memphis Industries / Cooperative Music - janvier 2007

Memphis Industries et moi, c’est une longue histoire d’amour ! Je découvre un jour par hasard le EP de The Go! Team, Junior Kickstart, contacte le label, lui parle de ce que je fais en tant que rédacteur pour PopinGays (ndr, à l’époque) et reçois, quelques jours plus tard, les albums de Blue State, JXaverre (ex-Kenickie) et ce fameux EP de The Go! Team. Enorme coup de cœur, l’équipe le programme à toutes les soirées, le buzz monte et après on sait ce que ce groupe devient. Depuis, Memphis Industries a signé The Pipettes, El Perro Del Mar, Tokyo Police Club, Field Music et, récemment, The Ruby Suns. La chronique de ce nouvel album peut maintenant commencer.
Tones of Town est ce que la musique pop attendait de mieux depuis les Beatles. Spontané, accrocheur dès les premiers accords. Kate Bush doit se retourner dans sa tombe (ndr, on me dit qu’elle est toujours en vie) en écoutant des vocalises pareilles, je me dis alors que les frères Brewis aiment sans doute la demoiselle.
Décortiquons une partie de l’album : le titre d’ouverture, Give it, lose it, take it, amène parfaitement le propos, nous entrons dans un café, des gens discutent, fade out, petite ritournelle synthétique et la batterie s’incruste, puis les guitares et LA voix, pop par excellence. Et ce fil conducteur, comme un son de boîte à musique, qui revient, s’incruste et se superpose aux cordes et à cette voix suave, douce, super sexy. Deuxième titre, Sit Tight, dès ma première écoute, il y a plus d’un mois, j’ai tout de suite pensé à Tombé du ciel d’Higelin, étrange, me direz-vous ! Oui, je l’admets mais bon, peut-être me comprendrez-vous lorsque vous serez amené à écouter l'album. La chanson qui donne le titre à l'opus est digne d’une des plus belles compositions de Paul McCartney : cordes, castagnettes, violons, batterie, guitare discrète et cette voix ! On s’imagine au volant d’une belle voiture anglaise des années 60, traversant la campagne verdoyante, s’arrêtant de temps en temps pour discuter, une bière fraîche à la main ou jouant aux fléchettes. D’ailleurs dans ce pub imaginaire, le juke-box décoche le quatrième morceau de ce formidable album, A house is not a home, ça tombe bien, on ne s’y trouve pas. Les chœurs sont de la partie, la pop à son paroxysme, on se délecte de ce rythme sucré. Les onze chansons défilent à vive allure. 31 minutes après je me retrouve chez moi, un sourire béat, ce disque me sort de mes questions, de mes doutes, de mes angoisses, il apporte chaque jour un rayon de soleil, c’est très basique comme réflexion mais j’avoue que Field Music m’a séduit, m’a fait aimer encore un peu plus la vie. A l’écoute de Working to work, vous comprendrez probablement que les nouveaux Beatles sont parmi nous ! Tones of Town est tout simplement le disque pop parfait : un océan de notes et refrains entêtants, un léger souffle de psychédélisme, une voix sucrée merveilleuse, des chansons qui content la vie et parlent des gens comme nous ou presque, des harmonies pop subtilement amenées, des instruments improbables parfois, des arrangements qui passeront les années sans prendre une ride...
Que d'éloges à l'encontre d'un seul disque mais pour une fois, je crois sincérement qu'il fera l'unanimité. L'année 2007 serait-elle en train de bien commencer musicalement ? Je l'espère bien !


www.myspace.com/fieldmusic
www.field-music.co.uk
www.memphis-industries.com

chronique publiée le 17/01/2007


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