22/05/2019  |  5193 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 20/05/2019 à 17:50:59
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Math and Physics Club
Matinée Recordings / Import - octobre 2006

2005, Seattle : Weekends Away et Movie Ending Romance étaient les deux premiers EPs des Américains de Math and Physics Club, vendus en moins de temps qu’il n'en faut pour le dire sur la très honorable structure indépendante Matinée Recordings (ndr, ce label poursuit l’œuvre de Sarah Records en publiant les albums et EPs de Brighter, The Lucksmiths, Lovejoy, Harper Lee, The Snowdrops, The Happy Couple, Sportique, Would Be Goods, Tender Trap, The Young Tradition, Pale Sunday, The Guild League…).
Courant octobre 2006, le label publie le premier album éponyme : quelques réminiscences de Belle and Sebastian et me voilà transporté à l’époque où la pop signifiait voix douce, trompette, violon, guitare Rickenbacker à la reverb branchée de bout en bout, basse ronde, utilisation de ballets sur la caisse claire et shalalas à faire pleurer le plus dur des têtes brûlées.
Le disque s’ouvre avec Darling, please come home : xylophone, voix douce, orgue, basse à la ligne sobre ;  en résumé, une écriture dans la plus belle tradition ancestrale de la musique pop qui traverse les époques sans trop savoir quand elle fût écrite. Deuxième titre, I know what i want, l’équipe de musiciens accompagnant Charles Bert au chant et à la guitare est efficace et chacun garde sa place, jamais trop en retrait, jamais trop en avant.
Les thèmes mélancoliques comme sur Holidays and Saturdays sont parsemés de compositions ensoleillées et guillerettes, La la la Lisa en est un très bon exemple, il y a une retenue chez Math and Physics Club qui est attachante, l’enchaînement avec Look at us now est superbe, le violon d’introduction me fait penser à la musique de la pub Dim composé en 1970 avec un ré sol la si bémol ré mi bémol, j’accroche encore plus, j’imagine cette paire de jambes défiler devant moi, bas résille noirs portés avec une jupe en tartan noir et rouge, j’arrête là mon fantasme puéril. La musique adoucit mes ardeurs, je reviens au son et à cette reverb qui colore l’album jusqu’à la dernière note de l’ultime titre qui porte formidablement bien son nom : Last dance.
Les lumières se rallument, la piste de danse, bondée de couples amoureux, commence à se vider, les bouteilles et les verres traînent et moi, je sors, seul, l’œil heureux, heureux d’avoir découvert un groupe magnifiquement beau, joyeusement triste et mélancoliquement satisfait, tout comme je le suis tous les jours ou presque. A découvrir très vite !


www.myspace.com/mapc
www.mathandphysicsclub.com
www.indiepages.com/matinee

chronique publiée le 22/01/2007


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