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Nothing Ventured Nothing Gained

The Elderberries
NoPhoNo - Sophiane - Discograph - 19 mars 2007

Lancé à fond comme un taureau dans un magasin de porcelaine de Chine (un épisode fracassant évoqué dans le tonitruant morceau Like a bull), le groupe de heavy rock The Elderberries s’apprête à faire de sacrés dégâts partout où son détonnant premier disque sous pochette sexy – Nothing ventured nothing gained – sortira… Et l’on ne vous parle même pas des salles de concerts et autres festivals où ils fouleront les planches ! On a l’habitude de dire que l’herbe ne repousse pas après la charge d’un troupeau de bêtes enragées ; cela risque de se vérifier une fois encore avec les déchaînés Elderberries, à peine vingt ans de moyenne d’âge au compteur et déjà 80 concerts, un excellent EP et une participation à la compilation MC1 à leur actif. Comment pourrait-il en être autrement avec cette bande de musiciens venus d’horizons différents (Angleterre, Canada et France) animés par un furieux désir d’en découdre sur une scène ? Cerise sur le gâteau, ces petits énervés mélangent très énergiquement et avec une fraîcheur réjouissante leurs influences ; Led Zeppelin, les Ramones, Black Sabbath, les Stooges, AC/DC, les Datsuns, Deep Purple se voient violemment honorés et dépoussiérés, avant de subir une formidable cure de jouvence … Pour le plus grand bonheur des amateurs de rock ‘n roll. Car, s’ils sont à peine sortis de l’adolescence, les Elderberries sont déjà des musiciens de scène aguerris sachant composer des titres ultra percutants (Laying low, Double demons, I wanna bit, The little house etc etc.), et qui comptent bien les jouer partout où ils en auront l’occasion. Avec le culot de petits garnements ne connaissant pas la peur… Le plan d’attaque est extrêmement simple et efficace : Chris Boulton hurle à s’en faire péter les cordes vocales, les deux guitaristes – Ryan Sutton et Tom Pope – déversent moult riffs et solos en acier trempé, pendant que la rythmique – Yann Clavaizolle (batterie) et Jamie Pope (basse) – ferraille autant qu’elle le peut. A ce niveau-là, on ne peut plus parler de force de frappe, il serait plus judicieux d’appeler cela une arme de destruction massive de l’ennui, de l’apathie et de la morosité. En deux temps trois mouvements, les Elder vous transmettent un virus très recherché : la joie de vivre et le désir de faire une fête franchement rock ‘n roll. Cela dit, les Elderberries ont beau avoir choisi leur nom d’après une réplique en version originale des Monthy Python, ils ne sont pas vraiment là pour rigoler. Les éventuels magasins de porcelaine, les salles de concerts qu’ils ont croisé sur leur route et les groupes qui ont joué avec eux peuvent en témoigner. Et ce n’est que le début !

A visionner et à écouter, un titre en concert, filmé par ConcertAndCo.com à Bourges, en 2006 (Like a bull).

Sites Internet : www.theelderberries.funtigo.com, www.myspace.com/theelderberries.


chronique publiée le 21/02/2007


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