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Orphica

Mikhail
Volvox Music - 2007

Recevoir un avis de passage pour un recommandé, c’est à la fois inquiétant et angoissant. Inquiétant car l'on se pose toujours la question de savoir ce que ça peut bien être : Une facture impayée ? Un redressement fiscal ? Une jolie amende d’un radar automatique ? Bref, on ne sait jamais... Angoissant aussi de devoir se rendre à La Poste un samedi matin et d'attendre son tour une heure durant, car on ne sait pour qu’elle raison, mais le troisième guichet est toujours fermé ! Pourtant en ce samedi, tous ces petits tracas s’étaient envolés quand j’eus la surprise de constater que mon recommandé était, en fait, le premier disque de Mikhail.

A beaucoup d’entre vous, ce nom ne dira rien. Seuls quelques fans avisés de Björk auront reconnu son nom, car ce fut véritablement la surprise de l’album de covers dédié au titre Army Of Me. D’ailleurs, loin de constituer une reprise à part entière, le morceau Untitled In Cof Minor dépareillait à merveille des autres reprises, souvent trop linéaires. C’est sans doute pour çà que Björk l’avait retenu : pour sa sensibilité à fleur de peau, pour sa force baroque, pour sa voix incroyablement haut perchée, pour son lyrisme effréné et pour ses touches électroniques disparates. Imaginez alors un album entier aussi fou, aussi grandiose et aussi céleste : ça donne tout simplement un chef d’œuvre ! Un de ces disques comme on les aime tant, un croisement parfait entre musique de chambre baroque et electronica. Björk ne s’y est pas trompée et avec Asteris (deuxième morceau de l’album) Mikhail n’est pas loin d’égaler (voire de surpasser ?) les derniers travaux de l’artiste islandaise. Le reste de l’album poursuit cette orfèvrerie en douze compositions comme autant d’étoiles au firmament. On est d’ailleurs sidéré qu’un tel album  soit encore anonyme et inconnu, à ce jour, par la presse dite spécialisée...

Pourtant Orphica est sans nul doute l'un des albums les plus modernes qui soient. Un condensé entre la musique classique contemporaine, l’avant-garde électronique et la pop, le tout rehaussés par une voix toujours à la limite, toujours plus haute qui pousse, elle-même, les compositions vers des sommets de perfection. Ecouter Mikhail s’avère donc proche de ce que l’on a toujours rêver d’entendre mais jamais à ce point obtenu (ou très rarement). Une œuvre hautement personnelle, parfaite passerelle entre expérimentations électroniques et mélodies lyriques. Un œuvre sidérante à vous couper le souffle, décuplant à chaque minute qui passe le plaisir auditif.


www.mikhailmusic.com
www.volvoxmusic.com
www.myspace.com/mikhailmusic

chronique publiée le 12/04/2007


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