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A Hat

Souvaris
Gringo Records - 2007

En ce dimanche humide et froid, la solitude froisse et désole les cœurs. Je viens à nouveau de frôler la mort. Au hasard, je sors un disque d’une pile non rangée, le pousse dans mon mange-disque et monte le potentiomètre… c’est alors que l’univers instrumental de Souvaris me prend au piège et m’enivre.

Ce quintet originaire de Nottingham est mon coup de cœur d’un lendemain de match ennuyeux perdu dès l’entame et certainement mal coaché. J’ai échangé des mails avec Simmo, qui y joue clavier et basse, au départ pour trouver un gig dans cette ville réputée par le légendaire Robin des Bois. Souvaris a joué en avril dernier en France à la suite de la sortie de ce deuxième album : A Hat. Il contient six titres pour une durée totale de 65 minutes alors que leur premier album de quatre chansons durait 77 minutes. Autant prévenir : je ne connais rien au post-rock. Toutefois, je retrouve dans A Hat des envolées musicales similaires à Explosions in the Sky, avec qui d’ailleurs, Souvaris a tourné. Par ce disque, Souvaris surclasse les groupes ennuyeux de post-rock, en inventant de savoureux mélanges mélodiques et rythmiques, sans paroles, que l’on aimerait pourtant chanter à tue-tête. Les pistes sont jalonnées de différents repères instrumentaux, il arrive toujours des surprises. Impossible de prévoir, la suite est inattendue.

Passant Buffle, qui est une courte introduction, Quit touching my ass présente des parties incisives de guitares jouées note à note puis entrecoupées de passages noisy. Sur Hand or finger, le jeu est tranchant et brut, on se prend alors à jouer un second rôle dans un film de Hal Hartley tandis que Nobody is fine and everybody needs a drink, n’est pas bouchonnée tant que les démons de Shellac rôdent. The young Ted Damson commence comme les précédentes mais termine sur une plage dansante avec une base groovy, dans le même sens que les Rapture ou !!! avec au final un duel de … cloches.

A l’inverse de nombreux groupes anglophones, dont « l’efficacité » du scénario des chansons est ennuyeuse, Souvaris prend le temps de développer des phrases mélodiques et propose des moyens d'inventer du nouveau et de dynamiter les culs moulés et serrés. Ils sont signés sur Gringo Records, label de Nottingham et sont distribués par Cargo Records. Souvaris tourne régulièrement : leurs prochains concerts auront lieu en Irlande et Angleterre en compagnie du groupe bordelais Sincabeza.


www.souvaris.com
www.myspace.com/souvaris
www.gringorecords.com


chronique publiée le 21/10/2007


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