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Lust, lust, lust

The Raveonettes
Fierce Panda - 2007

Après trois disques déja probants, le duo danois frappe un grand coup sur cet album aux allures de PSYCHOCANDY bis (et le compliment n'est pas des moindres...), entre les MARY CHAIN et MY BLOODY VALENTINE, entre shoegaze et noisy, tout en conservant ce côté rétro jouissif.

Dès l'énorme "Aly walk with me" et son riff terrible sur un rythme à la "Sidewalking" des frères Reid, la pop noisy du duo et la superbe voix de Sharin, épaulées par cette guitare façon MAZZY STAR, font mouche et ce titre nous donne une idée du contenu de l'album : à la fois sucré et noisy, clair et dissonnant et surtout, truffé de titres du même accabit que ce "Aly walk with me" exceptionnel.

On se retrouve plongé ensuite en plein "Loveless" de la troupe à Kevin Shields sur "Hallucinations" le bien nommé, puis en territoire "Sandovalien" sur "Lust". Ces influences sont sublimées, magnifiées, sur cet album dont je suis pour ma part déja complètement accro.

Retour ensuite à ces guitares brouillées façon Out of Reach des frères Reid sur "Dead sound", celles-ci se clarifiant superbement sur la deuxième partie du morceau, puis à un rythme de batterie, sur "Black satin", qui rappelle justement la frappe de Bobby Gillespie sur PSYCHOCANDY. Saleté noisy et splendeur pop y font plus que bon ménage, comme d'ailleurs sur tous les titres de ce disque qui a pour thème la luxure et les plaisirs interdits. Un peu comme si, pour illustrer cela, le duo avait décidé d'allier pureté et esprit déviant par le biais d'une formule musicale au départ osée mais à l'arrivée terriblement accrocheuse.

"Blush" ne déroge pas à la règle, de même que "Expelled from love", délicieusement traînard, et ce "You want the candy" tout bonnement tubesque (ooh Sharin, cette voix !) sur lequel on jurerait entendre les six-cordes des deux frangins arrogants et talentueux. Mais la formule, le résultat, n'appartient qu'aux RAVEONETTES et ce disque va sans nul doute les faire accèder, de façon légitime, aux sommets de la noisy-pop et leur faire tutoyer les cîmes des "Darklands" de cette mouvance. Ce que confirme "Blitzed" (cette fois, c'est "oohh ces guitares !") qui aurait trôné sur un album tel que "Isn't anything" des M.B.V., puis "Sad transmission", un "With my eyes closed" épuré et enfin, un "The best dies" vitriolé par la superbe saleté/pureté des guitares et enjolivé par la magnificence de cette voix à la limite du charmeur, planante et saisissante, à l'image de celle de Blinda Butcher.

L'un des albums de l'année, sans aucun doute.




www.theraveonettes.com/
www.myspace.com/theraveonettes

chronique publiée le 03/11/2007


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