15/09/2019  |  5229 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 01/09/2019 à 18:56:09
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Mingus Mingus Mingus Mingus Mingus

Charles Mingus
Impulse - 1963

Charles Mingus est l’un des plus grands contrebassistes de l’histoire du jazz, un chef d’orchestre et un pianiste doué à ses heures perdues.

Le Big Band (avec notamment Eric Dolphy) qui l’accompagne sur ce disque se surpasse au côté du maître.
Sur II B.S, le 1er morceau de l’album, la contrebasse commence en solo avant qu’une rythmique et des cuivres infernaux ne montent en puissance. On a l’impression d’assister à une poursuite dans un vieux polar. Du jazz’n’roll ! Ce morceau ne dépareillerait pas à coté de la conclusion de National Anthem de Radiohead. Tom Yorke reconnaît volontiers que Mingus a été une influence majeure ces derniers temps pour son groupe.

La sensuelle ballade IX love vient contrecarrer la furie du premier morceau. Celia est aussi une chanson d’amour (qui évoque sa femme) mais un peu plus rythmée avec des solos de trompettes et saxos. Sur la reprise de Duke Ellington (Mood Indigo), la maîtrise et l’agilité de Mingus avec sa contrebasse est mis en avant. Il arrive à faire swinguer son orchestre sur un rythme effréné comme l’atteste Better Get Hit in Yo’Soul ou Hora Decubitus. Sur cette dernière, les solistes Booker Ervin (sax tenor), Eric Dolphy (sax alto) et Richard Williams (trompette) mettent tour à tour le feu. Freedom qui n’apparaît pas sur le LP d’origine ressemble à un chant d’esclave. A l’écoute de la rythmique on croirait entendre des coups de fouet.

Ce morceau nous rappelle que Mingus était un des musiciens les plus engagés politiquement notamment contre la ségrégation raciale.




chronique publiée le 05/04/2003


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