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My Bloody Underground

The Brian Jonestown Massacre
A Records - Differ-ant - 31 mars 2008

Attention mesdames et messieurs, le très attendu retour discographique d'Anton Newcombe avec son projet The Brian Jonestown Massacre se profile à l'horizon, et son écoute ne va pas être de tout repos ! Son cataclysmique (certains parleront d'un océan de bruit, d'autres diront que ça sature à mort), inspiration pysché/shoegazers très marquée (l'album est une ode déjantée à My Bloody Valentine), 13 morceaux sans concession aucune pour un total de 78 minutes, My Bloody Underground n'est pas un disque facile pour séduire les radios et les maisons de disques, c'est un disque 100% indépendant où le cerveau malade de Mr Newcombe laisse libre court à son infernal penchant pour l'expérimentation sonique la plus extrémiste... Les passages radios, le succès commercial, la haute fidélité, la reproduction de formules destinées à plaire aux fans, c'est pour les autres ! The Brian Jonestown Massacre vient de faire paraître un album difficile d'accès, qui révélera son côté irrémédiablement envoutant à ceux qui se donneront la peine de l'écouter de nombreuses fois, et à fort volume... Les sessions effectuées en août 2007 entre Reykjavik et Liverpool avec Mark Gardener (l'ex chanteur/guitariste de Ride, qui cosigne un bon titre, l'explosé Monkey Power) ont abouti à la création d'un opus drogué refermant des trésors cachés (Bring me the head of Paul McCartney... , Who cares why, Golden – Frost, Just like kicking Jesus, Darkwave Driver / Big Drill Car... ) entre titres dispensables (We are the niggers of the World) et odes au bruit destinées à pousser les systèmes de son dans leurs derniers retranchements (Black Hole Symphony). Sur de nombreux titres, la voix d'Anton Newcombe arrive à peine à émerger des guitares enchevêtrées, comme prise au piège dans un maelström sonore appelé de ses vœux par un groupe aux frontières du mur du son. My Bloody Underground produit des effets puissamment lysergiques sur disque, son interprétation habitée sur scène devrait donner lieu à des séances de transes collectives. Avis aux amateurs...

A lire également, une chronique d'un extraordinaire concert de The Brian Jonestown Massacre en 2006.

Sites Internet : www.myspace.com/brianjonestownmassacre, www.brianjonestownmassacre.com, www.differ-ant.fr.


chronique publiée le 24/03/2008


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