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Sad Cities Handclappers

Electric Electric
Herzfeld / La Baleine - 2009

Noise, noise, noise serait-il le cri de guerre d’Electric Electric ?  Ce trio de Strasbourg a choisi la noise pour s'exprimer : domaine qu'il maîtrise assurément. Duo formé en 2004, Electric Electric a publié Sad Cities Handclappers l'année dernière, mais sans distributeur. Revoilà le disque parti pour une nouvelle aventure car disponible chez les disquaires spécialisés. La pochette d'un rose/rouge proche de Loveless, le chef d'œuvre de My Bloody Valentine montre une batterie, alors que celle de MBV laisse distinguer une guitare.
En effet la batterie chez Electric Electric est l'instrument majeur, celui qui guide la symphonie noise composée aussi de guitares, synthés Korg, harmonium et par instant de voix énervés. La musique d'Electric Electric à un côté intense et physique, il faut être en condition pour suivre cette épreuve/expérience qui mélange en 15 titres post rock, krautrock et no-wave. Entre Big Black, Can, Deity Guns, Lee Ranaldo et Rhys Chatham, les titres ne sont de tout repos ! Au contraire c'est l'épuisement mental et corporel qui est au programme de cet album. Mais de temps à autre, comme pour un interlude, une petite minute de guitare "au repos" se fait entendre histoire de mieux nous rattraper et nous assommer "de joie".
L'album finit par un ronronnement de guitare, pour signifier que la bête se meure mais (comme dans un film d'horreur) pour mieux renaître de ses cendres. Vous l'avez compris, écouter l’album trois fois de suite jusqu’au bout, c’est comme regarder cinq épisodes des Shadocks sans appuyer sur pause, c’est être maso. Mais quand on aime on ne compte pas. Au contraire, on appuie et on réappuie sur la touche "play" comme un possédé du bruit qui fonctionne au 220 volt par seconde.




electric.electric.free.fr
www.hrzfld.com

chronique publiée le 04/05/2009


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