17/06/2019  |  5204 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 12/06/2019 à 15:01:49
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
Le Cours Ordinaire Des Choses

Jean-Louis Murat
Scarlett - V2 Music - Universal - 21 septembre 2009

Jean-Louis Murat à Nashville, voilà comment on pourrait résumer de manière expéditive le nouvel album du songwriter auvergnat… Même si sur le papier le pèlerinage de JLM dans cette ville mythique pour tout fan de Johnny Cash – qui a beaucoup joué là-bas – et de Jack White – qui y vit et travaille actuellement – est une promesse de nouveauté, la rencontre au sommet entre Murat et les musiciens du cru aux studios Ocean Way accouche d’un disque pas si différent que ça de ses précédents opus.

Certes, les super pro américains amènent un incomparable savoir faire forgé au cours de rencontres en studio avec Crosby Stills Nash and Young, John Fogerty, Roy Orbison, R.E.M. ou encore Al Green (des artistes dont les vinyles garnissent la discothèque de monsieur Bergheaud), mais Murat reste Murat, qu’il enregistre dans le Tennessee, le Puy-de-Dôme, à New York ou à Paris ; les thèmes de ses chansons restent quasi immuables (amours délicats, poésie référencée, sexe libéré, mélancolie prégnante, autoanalyse égocentrée, fascination pour les cowboys, joie de vivre en pleine nature, digressions osées sur la vie en 2009… ), ses mélodies demeurent aériennes et l'humeur de ses titres oscille toujours entre blues rock hargneux, chanson langoureuse et pop enlevée... Les fans du chanteur à l’image sombre - la pochette n’arrangera rien, cette fois encore - et ceux qui suivent sa carrière avec attention accueilleront une fois encore avec joie les nouveaux morceaux dans leur paysage, ceux qui le détestent pour des raisons diverses et variés ne seront pas amenés à revoir leur jugement. Le cours ordinaire des choses donc… A part un ou deux dérapages dans la virtuosité démonstrative du guitariste, Le Cours Ordinaire Des Choses est une sorte de sans faute pour Murat, une victoire remportée de haute lutte à l’extérieur, avec une belle série de titres marquants logés dans les filets adverses. D’entrée de jeu, on remarque en effet les énergiques et pugnaces Comme un incendie et M Maudit, qui accrochent joliment l’oreille avec leurs riffs basiques et leurs rythmiques d’airain. Ils deviendront sans aucun doute des classiques scéniques. Les très belles chansons Falling In Love Again (clin d’œil à Elvis… ), Lady Of Orcival (référence à Notre Dame d’Orcival, pour laquelle a été érigé une église située non loin de la maison de l'artiste), Chanter est ma façon d’errer, La mésange bleue et Ginette Ramade prouvent, quant à elles, que JLM sait toujours évoluer gracilement au milieu des chœurs féminins, des violons poignants, des notes de slide et des guitares sèches rustiques…

Même les titres les plus légers et les plus mineurs (le coquin 16h00 Qu’est ce que tu fais ? et le très country Comme un cowboy à l’âme fresh) passent bien la barrière des écoute successives. L’album se clôt avec La Tige d’Or et Taïga, deux très belles œuvres muratiennes, qui complètent idéalement ce flambant neuf best of d’inédits.

Très rapidement en ligne : une interview de JLM à propos de l'album ...

A lire également, des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko)…

Sites Internet : www.jlmurat.com, www.myspace.com/jlmurat, www.facebook.com/jeanlouismurat, http://twitter.com/jeanlouismurat, www.bangbang.fr.fm.


chronique publiée le 20/09/2009


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire