09/12/2019  |  5278 chroniques, 170 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 09/12/2019 à 12:40:34
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
#1

Katia Goldmann et Lui
Autoproduit - 2009

Il fut un temps, pas si lointain, où le label belge les Disques du Crépuscule, pouvait se targuer être le refuge d’artistes français ou étrangers honnis parce qu’ils représentaient une certaine vision de la variété -pas celle qui joue dans des stades- mais celle qui bénît Gainsbourg, Françoise Hardy, Nino Ferrer, Michel Legrand… Nous avions découvert entre autres, Cathy Claret, Marie Audigier, Jane Kelly, Anna Domino et surtout Isabelle Antenna, qui fut élue meilleure chanteuse par les japonais devant (rien que ça) Whitney Houston et Tracy Thorn (from Everything But The Girl), mais qui fut honteusement ignorée dans l’hexagone malgré une carrière exemplaire. Forte d’une formation issue du milieu Jazz, Katia Goldmann et ses acolytes font preuves d’une réelle maturité sur cette démo auto-produite, et ne sombrent jamais dans l’exercice de style aseptisé : bien au contraire ... Un univers foutraque comme nous aimons bien ici ; comme en témoigne le premier titre Psychomaginaire, véritable hymne déjanté entre une Brigitte Fontaine à jeun et une Olivia Ruiz sans amphétamines et ponctué d’un riff de guitare assez bondissant. Evidemment, Katia nous fait immanquablement penser, par son timbre de voix et son énergie débridée, à Catherine Ringer sur Love Moi, à la sensualité d’Isabelle Antenna sur ses ballades Bossa, avec toujours une guitare inventive qui faire évoquer les Pixies (période Surfer Rosa) sur Mille ans, un petit peu des Smiths (Death Of A Disco Dancer ?) sur Modèle Standard et Nino Ferrer (La Rua Madureira ?) sur la superbe ballade Ceux qui dansaient. La production est impeccable, les compositions solides et les paroles souvent drôles et ironiques, comme en témoigne le refrain « J’ai le triste chic, Le rêve anémique…Le glamour arsenic ». Evidemment, cette démo, c’est beaucoup et peu à la fois, c’est d’abord une carte de visite fugace et sincère, qui donne une irrésistible envie de la retrouver sur scène.


www.myspace.com/katiagoldmann

chronique publiée le 03/01/2010


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire