24/04/2019  |  5171 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 24/04/2019 à 09:54:22
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Newfound resolutions

The Poison Arrows
File Thirteen Records - 2010

The Poison Arrows, récidiviste, nous met une seconde gifle avec ce nouvel opus de caractère, après un First class, forever démentiel, ce qui n'étonne guère au vu du line-up, ce dernier incluant des ex membres de Don Caballero et Atombombpocketknife, rejoints sur ce bijou par des intervenants issus d'Electrelane ou The black heart procession, pour faire court.
Le résultat, impressionnant, tient autant du math, retenu, discret mais primordial, que du psyché, et dévoile des plages tourmentées complètement addictives comme Interpretive hunter. De plus, il allie avec brio légèreté instrumentale et coups de boutoirs impossibles à repousser, et fait dans le saccadé sans s'égarer (l'énorme Flawed acumen inaugural), ses titres s'imposant même lorsqu'ils outrepassent -c'est plutôt fréquent sur l'opus- les cinq minutes de durée. Le lancinant, l'aérien sied aussi à ces talentueux Chicagoans, qui parfont leur amorce avec Unveiled in sequence, morceau digne des Black Angels, auteurs eux d'un Phosphene dream magistral dont seul cet ouvrage semble s'approcher d'un point de vue qualitatif.
Il en sera ainsi sur toute la durée de Newfound resolutions, sur la bagatelle de quatorze titres donc, dont les plus courts et colériques (Memory, très Fugazi, un Selective bourru mais équilibré entre finesse et assauts soniques) s'avèrent être, eux aussi, inégalables. La voix de Justin Sinkovich est elle aussi remarquable, de même que les claviers, occasionnels mais merveilleux, cosmiques en diable (Precious blood is made of stone, splendide édifice entre intensité et plages modérées), et l'ensemble, séduisant jusque dans sa durée prolongée (70 mns), bat à plate couture toute la production atmosphérico-sonique de la rentrée, tel un croisement entre Aucan et les Black Angels cités plus haut.
On a même droit à une curiosité electro, Popular look, chanté de façon sombre et sensuelle, et l'effet engendré par l'album dépasse les espérances de départ, faisant de celui-ci un incontournable de cette rentrée 2010, dont il ne serait même nullement étonnant qu'il truste le haut des classements de fin d'année, voire mieux. Superbe disque.


www.myspace.com/thepoisonarrows
thepoisonarrows.com/
www.myspace.com/file13records

chronique publiée le 20/09/2010


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