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The city can wait

Appletop
Le Son du Maquis/Harmonia Mundi - 2010

Intéressant de constater que l'une des plus belles surprises musicales de cette rentrée 2010 nous vient de la région PACA, et prend la forme de ce trio power-pop, noisy aussi, survitaminé, aux mélodies renversantes prises dans le flux d'un rock tendu et rythmé.
On navigue ici en territoire 90's et Appletop nous régale de tubes imparables, inaugurés par le pétaradant The comeback, chauffé à blanc par des guitares dignes de Foil, et qui prennent fin sur une superbe pièce acoustique, Citylights, des plus réjouissantes. Qu'il opte pour un registre sensible ou, de façon nettement dominante, pour des assauts rock parfaitement maitrisés et diablement tubesques, le groupe fait de ce premier long jet un coup de maitre, et aligne les standards, parmi lesquels les épatants O.M.A.R., rageur et braillard, et l'imparable Firekids #2 font figure de "locomotives".
Il n'en reste pas moins qu'autour de cela, les ressortissants du sud imposent une époustouflante série de bombes rock retentissantes, largement à la hauteur de leurs influences, parmi lesquelles les Pixies ou Sebadoh, et soignent leurs splendides mélopées (One more day), faisant surgir l'ombre de tout un pan des années 90. En témoignent, entre autres réussites intégrales, The shore et son allant incoercible, ou le court et cinglant If you're not gone, you're dead.
De surcroît, on a aussi droit, sur ce bijou, à des choeurs superbes (Where we go!, le Firekids # cité plus haut), et Appletop a la bonne idée d'opter pour une durée d'album id&ale (à peine plus de 30 mns), ce qui lui permet de maintenir un intérêt optimal et de ne jamais baisser en qualité, loin s'en faut. La fin d'album est même impressionnante, et dévoile par exemple l'un des seuls titres "posés" de Pierre, Olivier et Nicolas, Tired of competition, auquel succède le tonitruant What happens when your cellphone is turned off, boosté par des secousses guitaristiques jouissives. Puis plus loin, un Red pants qui n'aurait pas dépareillé sur le Spread it all around de Foil, suivi de Winter et ses riffs attractifs, précédent Citylights, décrit en ces lignes, pour mettre fin de façon étincelante à ce qui constitue de toute évidence, et sans contestation possible, le premier album le plus abouti, en ce qui concerne l'hexagone, de ces derniers temps. Notamment pour les amateurs des 90's, donc, et de mélodies noisy impeccables et constamment au top.

Un opus parfait et, cela va sans dire, indispensable.


www.myspace.com/appletop
www.myspace.com/lesondumaquis

chronique publiée le 24/09/2010


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