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Anna Calvi

Anna Calvi
Domino - PIAS - 17 janvier 2011

Précédée par un énorme buzz savamment entretenu, le premier album d'Anna Calvi paraitra le 17 janvier 2011 via le label Domino, une très bonne maison à qui l'ont doit moult révélations puis confirmations (notamment The Kills, Franz Ferdinand et Arctic Monkeys). Même si après l'avoir vue exceller à deux reprises sur scène – en première partie de Clinic et de Grinderman –, on attendait avec impatience de découvrir la charmante songwriter sur la durée d'un album, les premières écoutes de cette œuvre éponyme laissent planer des sentiments contrastés : il y a un potentiel énorme dans de nombreuses chansons, la voix est souvent remarquable, mais certains titres sont trop emphatiques et l'ensemble semble un peu surestimé. Et puis, petit à petit, le temps fait son œuvre, on revient souvent vers ces chansons créant des ponts entre les œuvres de PJ Harvey, Jeff Buckley, Patti Smith, Captain Beefheart, Nina Simone, Angelo Badalamenti et Julee Cruise (sur les BO du toujours génial cinéaste David Lynch) et l'on tombe définitivement sous le charme de nombreuses compositions. A part quelques moments où le lyrisme est excessif – les passages trop travaillés vocalement de The Devil, super influencé par Buckey fils, et Suzanne & I –, on en vient rapidement à la conclusion que ce disque est excellent, et qu'Anna Calvi est à l'aube d'une belle carrière. Sinon comment aurait-elle publié autant de bons morceaux sur son premier disque produit par Rob Ellis (musicien et producteur de PJ Harvey) ? Oui, comment aurait-elle pu disséminer sur cet opus ultra prometteur autant d'instants qui font battre le cœur très fort ? Comme le cinématique instrumental bluesy surf Rider To The Sea, l'impeccable ballade bluesy avec cordes divines Love Won't be Leaving, le magique No More Words, le très romantique et échevelé First We Kiss, l'immédiat Blackhout, l'hyper sensuel et très Polly Jean Harvey I'll Be Your Man, le presque religieux Morning Light et le rock enlevé de Desire... A découvrir patiemment et sans a priori.

Liens : www.annacalvi.com, www.myspace.com/annacalvi, www.facebook.com/annacalvi, http://twitter.com/#!/annacalvi, www.youtube.com/AnnaCalvi.


chronique publiée le 02/02/2011


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