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1975

Chaos Physique
Acid Cobra Records/Jestrai -

Après l’étonnant premier album Science of Chaotic Solution au son dark et indus, le trio italien Chaos Physique revient avec 11 nouvelles compos des plus sanglantes. Pour garder la spontanéité et un aspect live, l’album a été composé, improvisé et enregistré en 3 jours. Le résultat est étonnant. Malgré le côté impro (et le choix du nom de groupe), 1975 n’est pas un album expérimental, prise de tête. Le groupe ne s’est pas lâché dans une bulle hermétique fermée à toute vie extérieure. Non, le groupe partage son savoir faire en faisant un rock électrique audible, tout en gardant une part de mystère. De la première à la dernière note de 1975, l’auditeur est prit dans un voyage sonore imaginé par un Chaos Physique des plus inspiré. Normal, en matière noise (sous toutes ses formes), le trio connait son affaire. A la guitare/voix/synthé Amaury Cambuzat (Ulan Bator/Faust), à la batterie/percussions Pier Mecca et à la basse Diego Vinciarelli (Sexy Rexy). Dans 1975, chaque titre est une envolée qui apporte l’ivresse des sens, autant mentale, émotive que physique. Le style est un mélange de rock (tendance Birthday Party), de noise (Swans), de prog (Goblin/J.Carpenter), de krautrock (Can/Neu !/Faust) et de transe psychédélique. Le point commun entre les titres, est la rythmique presque Voodoo et obsessionnelle. On se croirait dans l’ambiance des films Apocalypse Now ou Sorcerer (excellent film avec une musique de Tangerine Dream). Tel un album progressif échappé depuis les années 70, 1975 s’écoute d’une traite. Ecouter un seul titre en plein milieu du disque serait trop frustrant. Comme la vision d’un film, il faut s’accorder les 60 minutes nécessaires pour suivre cette belle histoire électrique, l’expérience n’en est que plus forte.
Pourquoi le titre 1975 ? Il est clair qu’on pense à l’année où le style krautrock était à son apogée ou alors à l’année de naissance d’un des membres du groupe. En fait il n’en est rien. En 1975 un peintre hippie vient rendre visite aux parents d' Amaury (alors gamin). Là il peint sur une pierre des figures étranges. C’est ce « trophée » psychédélique qui est la pochette de l’album.
Il ne vous reste plus qu’à tenter en cette année 2012 (avant le déluge final), l’expérience du « chaos physique ».

Chronique de l’album Science of Chaotic Solution ici :


www.myspace.com/chaosphysique
acidcobrarecords.com/

chronique publiée le 27/02/2012


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