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Long Island

Endless Boogie
No Quarter/Differ-ant - 18 février 2013

Quelle chouette pochette ! En effet le troll peint en 1906 par Theodor Kittelsen ressemble beaucoup au leader velu et charismatique du quatuor new yorkais Endless Boogie, le mister Paul Major alias Dollar Top. Une fois de plus, loin très loin de toute récupération revival 70’s, Endless Boogie envoie la sauce piquante avec 8 titres totalement possédés par le démon du blues, sous toutes ses formes. D’une durée moyenne de 9 minutes, chaque titre est une envolée libre où chaque musicien se lâche jusqu’à l’envie. Le lien qui relit les morceaux est la transe urbaine. Entre les routes goudronneuses et les chemins de terre, Endless Boogie trace sa voie à coup de riffs gras et obsédant, avec par-dessus, la voix imbibée de litrons de whisky. Une des force d’Endless Boogie est de ne pas tourner en rond, ni de se répéter. Dans son heavy blues, Endless Boogie n’hésite pas à y inclure une flopée de sons étonnants non loin des jams psychédéliques. Oui ce 3ème album est très varié. En ouverture The Savagist, d’une durée de 13 minutes, est un pur titre de blues rock qui devrait servir de modèle dans les écoles de musique. Ensuite arrive l’excellent single Talking Out the Trash, un titre qui nous fait penser aux Stones de l’époque Exile on Main St.. Rien que ces 2 premiers morceaux méritent l’achat du disque. Mais bonus sur le comptoir, il reste 6 titres ravageurs. On commence par The Artemus Ward, Imprecations un titre psyché aux senteurs The Doors avec ses riffs fuzz et ses wah wah, puis le superbe Occult Banker suivi d’On the Cryology que l’on écouterait bien en voiture sur la route 66 ou sur la nationale 7 avec les vitres grandes ouvertes. On passe sur le boulevard périphérique après le heavy General Admission et on achève avec The Montgomery Manuscript pour 14 minutes de krautrock intense avec un soupçon de new wave dans la voix façon de The Normal avec le titre culte Warm Leatherette. Au final l’album Long Island, c’est plus de 68 minutes de musiques riches et intenses.

Endless Boogies est un excellent groupe à voir en live. Deux dates françaises : le 16 avril au Cabaret Vauban à Brest et le 17 avril au Point Ephémère à Paris.

Chronique de l’album Full House Head ici

Chronique du concert du 27-11-2011 à La Maroquinerie ici




www.myspace.com/endlessboogie
noquarter.net/bands/eb.php
www.facebook.com/events/125179711004656/?fref=ts

chronique publiée le 29/03/2013


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