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Cheatahs
Wichita/Pias - 10 février 2014

Avec la musique des londoniens Cheatahs (mais pourquoi ce nom ?), c’est un retour vers les années 88/92, époque où l’indé anglais et ses couves du NME/The Sound étaient dédié à la noisy pop et au shoegaze. Avec ce 1er album (sans titre), Sheatahs fait (re)vivre à notre bon souvenir le label Creation et le son de Ride, My Bloody Valentine, Slowdive, Pale Saints, Lush, Swervedriver, pour n'en citer que quelques uns. Donc avec Cheatahs, coté création sonore rien de nouveau, le groupe reste très très proche du son de leurs ainés. A l’inverse d’un groupe actuel tel qu’A Place To Bury Stranger, qui cherche au fil des albums à percuter leur son vers des espaces plus radicaux (l’indus n’est plus très loin) ou d’Oscillation qui mixe psyché/kraut/shoegaze avec un lyrisme réussi, Cheatahs reste fidèle au genre. Pas d’électro, pas de mix avec un son plus actuel. Non, avec eux on est dans le copié presque collé. Mais voilà, quand ce style nous parle, on ne peut que se laisser envahir par les guitares pop cristallines et joliment noisy, et les brumes new wave et shoegaze de la voix aérienne, et de l’ambiance générale de l’album. Dans ce style, depuis quelques années ce sont les américains qui faisaient un retour en force (Tamaryn, Vivian Girls, Crocodiles, Week End) et bien on dirait que les anglais sont en train de reprendre les choses en mains, grâce à The Oscillation, Palma Violets, Toy et Cheatahs. Bref, avec eux, nous voici revenu à 1990, et ma foi c’est sûrement le meilleur remède pour rester jeune en 2014.


cheatahs.net/
cheatahs.tumblr.com/

chronique publiée le 20/01/2014


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