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Vivaldi: The Four Seasons, Recomposed by Max Richter

Max Richter
Deutsche Grammophon/Universal - 28 avril 2014

Parler « musique classique» sur foutraque.com, n’est pas une denrée habituelle. Plutôt orienté vers le rock (à diverses sauces), notre site se penche très rarement sur le classique. Mais par le biais de l’électro, voilà qu’une porte s’ouvre à nous.
Max Richter a étudié le piano. Il en devient compositeur, pour notamment des BO’s de films dont Valse avec Bachir, mais aussi producteur et remixeur. Il a sorti un album sur Fat Cats (le label d’US Girls, Third Eye Fondation, The Dead C), collaboré avec le groupe anglais Future Sound of London et avec le grand Roni Size sur In The Mode. Soit une carrière pas vraiment classique pour cet artiste qui a vu les Clash en concert. Pour son petit dernier (qui est en fait une réédition de luxe pour le label de musique classique Deutsche Grammophon, avec plusieurs remixes qui viennent compléter l’œuvre et un DVD live enregistré à Berlin), Max Richter s’attaque à du lourd, Les Quatre Saisons de Vivaldi. En tant qu’habitant sur terre, on est obligé d’avoir entendu (malgré soi) un des thèmes de cette composition qui date de 1725. Entre la pub, la BO d’un film, un fond sonore dans un magasin, où chez un ami de la famille, impossible de passer à côté des Quatre Saisons.
Avec l’orchestre de l’Arte del mondo et Daniel Hope au violon, Max Richter nous donne une version proche de la musique minimaliste. Les recompositions de Max Richter sont dans l’esprit d’un Philip Glass et de Steve Reich, mais aussi d’Amon Tobin. Les notes répétitives du violon nous percutent les sens avec hypnose. Les Quatre Saisons défilent comme une œuvre ambient où, sous l’emprise d’une force magnétique, on est bercé par les mélodies (en apesanteur) d’un autre temps passé par le lavomatique electro. La première partie de l’album reprend l’intégralité des Quatre Saisons et, est complété par des versions Electronic Soundscapes et par 4 remix qui donnent un éclaircissement aux saisons. Après la pose dans un canapé bien douillet, la piste de danse n’est plus très loin… pour laisser défiler les couleurs des Quatre Saisons.


www.maxrichtermusic.com/en/index.php
www.deutschegrammophon.com/fr/artist/richter/

chronique publiée le 22/04/2014


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